<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-6569943533723743083</id><updated>2012-02-19T06:04:31.754+04:00</updated><category term='culture(s)...'/><category term='les aventures de miette au pays des humains'/><category term='le miroir qui reflechit'/><category term='prolegomenes'/><category term='Rêves et réalités'/><category term='mythologies'/><title type='text'>ramasse-miette</title><subtitle type='html'>Petit objet pour ramasser les miettes parce que sinon, elles tombent par terre et les fourmis les mangent...</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://ramassemiette.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6569943533723743083/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ramassemiette.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>ramasse-miette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16945803633460799250</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_zZ8c-QeVJpo/Su8QzVj0e3I/AAAAAAAAAAM/qWF3PDk76Yk/S220/DotMatrix+0009.png'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>28</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6569943533723743083.post-2838123649664112677</id><published>2011-07-06T21:43:00.002+04:00</published><updated>2011-07-06T22:01:53.056+04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='mythologies'/><title type='text'>Numquamne familia mea quieta erit ? Episode 9</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Marie avait la ferme intention de se venger de l’assaut de Benoît en lui prenant sa femme. Qu’il soit coureur ne la dérangeait pas, mais qu’il force les femmes, elle ne pouvait l’accepter.&lt;br /&gt;- Pour commencer ma chérie, détente... annonça Marie, tu en as bien besoin.&lt;br /&gt;- Mais le SPA Royal est affreusement cher...&lt;br /&gt;- Tu y es déjà allée ?&lt;br /&gt;- Ben non.&lt;br /&gt;- Je t’invite !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pendant que Marie s’occupait des soins proposés avec la réceptionniste, Betty était confortablement calée dans un fauteuil bas et admirait le superbe décor marocain. Elle souriait. Jamais encore elle n’était entrée là, trop onéreux pour une mère de famille. Au début, elle avait juste posé le bout des fesses sur le siège, puis elle avait fini par se laisser aller sur les coussins moirés. Elle se disait que finalement la visite de Marie était une bénédiction : elle lui faisait découvrir sa propre ville, elle lui offrait une pause dans sa vie trop réglée, trop prévisible.&lt;br /&gt;Elle fut tirée de sa rêverie par l’invite d’une esthéticienne en djellabah qui l’invitait à passer au vestiaire. Elle y retrouva Marie, nue comme un ver, prête à passer le peignoir de l’institut. Elle était encore très belle malgré sa cinquantaine d’années et son millier d’amants. Betty se sentit gênée de se dévêtir, elle dont les seins exposaient les allaitements et dont le corps affichait le manque de soin et de tendresse. Elle était sèche, du dehors comme du dedans. Marie lui tendit un peignoir taupe, lui tint les épaules et murmura :&lt;br /&gt;- Détends-toi ma belle, je t’emmène en orient.&lt;br /&gt;Très vite débarrassées de leurs peignoirs, elles se retrouvèrent dans un hammam brouillardeux, chaud et moite. Marie s’installa sur l’un des bancs en mosaïque qui courait le long des murs, allongée. Elle fixa ses yeux sur le plafond piqué d’étoiles électriques qui s’allumaient pas intermittence, un sourire béat aux lèvres. Betty s’assit un peu plus loin, très droite, visiblement gênée par la touffeur ambiante. Elle ne cessait de passer ses mains sur son cou et son décolleté pour essuyer la sueur. Elle détestait vraiment cela, la sueur, et celle-ci dégoulinait particulièrement. Elle avait de la gêne à respirer, à voir, à sentir son corps moite et suintant. Tout cela était très inconfortable pour elle. Elle tenta de se détendre, pour rester polie vis-à-vis de Marie qui faisait tout son possible pour lui faire plaisir. Elle tenta donc de rester immobile, essayant d’oublier la sueur qui coulait le long de son corps. Elle sentit une goutte derrière son oreille, qui coula doucement le long de son cou, elle fit des efforts incroyables pour ne pas l’essuyer et lorsqu’elle arriva le long de sa poitrine puis entre ses seins, elle eut un sursaut et se leva d’un bond. En deux pas, elle sortit du hammam et enfila le peignoir dans lequel elle se pelotonna en frissonnant de dégoût. Marie la rejoignit et la prit dans ses bras :&lt;br /&gt;- C’est rien, tu as eu un coup de chaud, ça arrive quand on n’a pas l’habitude. De toute façon on a assez macéré la-dedans. On passe à la suite.&lt;br /&gt;Deux employées les prirent en charge. Betty entra dans une minuscule pièce rectangulaire aux murs sombres. Contre le mur du fond il y avait un miroir et un petit lavabo de pierre. Au centre une table en granit sur laquelle on l’invita à s’allonger. Elle retira son peignoir et s’installa sur la table, plutôt gênée par sa nudité. L’employée lui passa du savon noir sur tout le corps, des orteils à la nuque. Ses mains étaient douces et un peu molles. Betty se sentit troublée de prendre plaisir à se faire ainsi laver, cela faisait si longtemps que personne n’avait touché son corps avec tant de douceur. Benoît ne lui touchait que les parties intimes, et sans ménagement la plupart du temps. Mais c’était son devoir d’épouse de se soumettre aux désirs de celui qu’elle avait choisi pour la vie. Si au moins cette complaisance avait pu la mettre à l’abri de l’infidélité... Elle apprécia la caresse de l’eau tiède qui coulait sur elle pour la rincer.&lt;br /&gt;Puis l’esthéticienne enfila un gant noir, et se mit à la masser, sans ménagement. Au début, Betty trouva cela douloureux, mais elle n’osa bien sûr rien dire. Puis elle se laissa aller à ce gommage vigoureux, et trouva enfin le plaisir tapi dans la chaleur dégagée par ces frottements énergiques sur tout son épiderme. Lorsque le massage se termina, elle se sentit enfin détendue. L’enveloppement d’argile qui suivit répandait ses effluves de rose dans toute la pièce. Betty ne cessait de sourire, elle gardait les yeux fermés, pour mieux profiter de l’instant. La table chauffait légèrement son dos, elle s’imaginait sur une plage, seule avec le soleil.&lt;br /&gt;Quand elle rejoignit Marie dans le jacuzzi, elle se sentait enfin bien. Elle raconta à Marie ce qu’elle venait de vivre et Marie l’écouta avec bienveillance.&lt;br /&gt;- Tu sais, lui répondit-elle, c’est quelque chose que tu devrais t’offrir de temps en temps. Moi j’y allais une fois par semaine, quand je tournais. Ca te décrasse le corps et l’esprit.&lt;br /&gt;Betty comprit alors que son corps et son esprit n’étaient pas plus propres que ceux de sa tante.&lt;br /&gt;Elles savourèrent un thé à la menthe accompagné de douceurs au miel avant d’aller se rhabiller.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6569943533723743083-2838123649664112677?l=ramassemiette.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ramassemiette.blogspot.com/feeds/2838123649664112677/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6569943533723743083&amp;postID=2838123649664112677&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6569943533723743083/posts/default/2838123649664112677'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6569943533723743083/posts/default/2838123649664112677'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ramassemiette.blogspot.com/2011/07/numquamne-familia-mea-quieta-erit_06.html' title='Numquamne familia mea quieta erit ? Episode 9'/><author><name>ramasse-miette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16945803633460799250</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_zZ8c-QeVJpo/Su8QzVj0e3I/AAAAAAAAAAM/qWF3PDk76Yk/S220/DotMatrix+0009.png'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6569943533723743083.post-6314357356853286081</id><published>2011-07-05T21:01:00.002+04:00</published><updated>2011-07-05T21:04:59.875+04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='mythologies'/><title type='text'>Numquamne familia mea quieta erit ? Episode 8</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Quelques dix jours après la résurrection fugace de la passion conjugale, le calme mâtiné d’amertume qui faisait le quotidien de la famille s’était réinstallé. Un soir, alors que Betty, particulièrement fatiguée par la gestion de sa famille et le zèle qu’elle mettait à formater sa tante au milieu bourgeois, était montée se coucher avec un roman, Benoît partageait un dernier verre celle que les enfants appelaient désormais «tata mimi». Le chassagne-montrachet mêlait ses arômes de miel et d’amande à l’éclat des yeux de Marie. L’esprit embrumé de Benoît se plaisait à voguer vers le vert paradis des amours enfantines, qui correspondait pour lui à la belle époque de l’ex-actrice porno. Après avoir épuisé les sujets les plus courants, les enfants, la famille, la discussion se porta sur le métier de Benoît puis tout naturellement, dans un esprit de réciprocité propre aux bavardages mondains, sur la profession de Marie.&lt;br /&gt;Elle, qui se voyait actrice et artiste, répondait sans pudeur aux questions de son presque neveu. Elle lui racontait ses meilleurs moments, les pires, les douleurs et les fous-rires. Les lieux de tournage les plus beaux comme certaines plages de Guadeloupe et les plus incongrus comme le chantier naval de Saint Nazaire. Elle lui parla des prises de bec entre actrices et des rivalités, des mesquineries et autres coups en douce qu’elles pouvaient se faire. Elle raconta aussi les mycoses et autres champignons. Elle raconta encore les performances : le pipi, le caca, les accessoires inimaginables comme les fucking-machines, les positions acrobatiques que seules quelques unes étaient capables de tenir. Elle avait aimé cette vie sous les projecteurs, elle avait mené une brillante carrière.&lt;br /&gt;Elle raconta aussi l’amour, mais sans entrer dans les détails. Elle savait que Julien avait été son plus grand bonheur et sa plus terrible souffrance. Il fallait juste l’oublier.&lt;br /&gt;Comme elle évoquait cette amour défunte, une larme de vin blanc perla au coin de son oeil. Benoît y vit une invitation à la consoler. L’oeil concupiscent mais la main amicale, il prit Marie par l’épaule et la laissa s’épancher contre son buste. Elle se laissa aller à pleurer franchement, ce qu’elle n’avait pas fait depuis des années en présence d’un autre être humain. Alors, encouragé par l’alcool, il la caressa avec plus d’insistance et moins d’amitié. Lorsqu’il tenta de glisser son doigt dans sa culotte, par-dessous la micro jupe, Marie eut une sorte de haut le corps, se recula d’un coup, éberluée, et, pleurant de plus belle, courut jusque dans sa chambre. Benoît n’y comprenait rien : c’était bien la première salope qui ne se laissait pas faire. Fort du pouvoir de son sexe, il lécha le doigt duquel il avait touché son rêve et se servit le fond de la bouteille avant d’aller rejoindre le lit conjugal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette nuit-là, Marie ne dormit pas. Elle pleura une fois de plus toutes les larmes de son corps surmené. Elle se sentait salie, trahie, meurtrie. Jamais on ne l’avait touchée de force depuis ce moustachu en Allemagne alors qu’elle rejoignait son auberge de jeunesse après une soirée en discothèque. Elle avait 14 ans.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A 6 heures, Betty la trouva dans la cuisine. Le café était fait, la table mise. Marie était vêtue d’un jean non déchiré, à la taille extrêmement basse et d’un t-shirt Tomaxxx indécodable pour la trop rangée Betty. Elle avait déjà bu deux ou trois cafés et ses yeux cernés s’amusaient de l’expression eberluée de sa nièce.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Mais, Marie, qu’est-ce qui se passe ? Tu es tombée du lit ?&lt;br /&gt;- C’est presque ça ma chérie... j’ai décidé de passer la journée avec toi. C’est samedi et je suis sûre que ton mari voudra bien garder les enfants.&lt;br /&gt;- Mais...&lt;br /&gt;- Pas de «mais» ! Tu es avec moi aujourd’hui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Devant le ton péremptoire de Marie, Betty ne put que s’incliner. Comprenant qu’elle ne pourrait se soustraire à cette journée aventureuse - car tout ce qui sortait de son quotidien ordinaire était par définition extra-ordinaire et vécu comme tel. L’idée de passer une journée hors de sa vie la faisait sourire et l’excitait un peu : qu’est-ce que Marie avait encore imaginé ?&lt;br /&gt;A 8 heures et demi, Benoît fit son apparition dans la cuisine. Il embrassa sa femme sur la joue et lança à marie un «bonjour» faux. Il semblait d’humeur chafouine et Betty craignait qu’il ne lui interdise de sortir. Ce fut Marie qui d’emblée prit les choses en main. Elle planta son regard sur les yeux de l’infâme, plongés dans son café, avec une telle acuité qu’elle l’obligea à lever la tête.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Mon cher neveu, c’est samedi aujourd’hui, tu ne travailles pas ?&lt;br /&gt;- Non, mais...&lt;br /&gt;- J’ai entendu que Valérie voulait un nouveau blouson et que Quentin avait envie de manger au Quick. Il va falloir les emmener au centre commercial. Et un petit ciné leur ferait sûrement plaisir...&lt;br /&gt;- Pas de problème, Marie. Allez-y, moi, j’ai des affaires administratives à régler avec la sécu, bredouilla-t-il, gêné.&lt;br /&gt;- Non non, tu ne me suis pas, Benoît. C’est toi qui va les emmener faire tout ça...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme Betty était tournée vers le lave-vaisselle, Marie durcit son regard et tendit bien droit un majeur menaçant devant son nez, en faisant légèrement tourner son poignet. Benoît toussa légèrement, il avait avalé son café de travers. L’éructation fit se retourner Betty qui put voir sa tante caresser familièrement le dos de son mari. Elle sourit à ce geste affectueux. Elle était heureuse de voir que les relations entre ces deux personnes n’avait rien que d’amical. Quand Benoît eut retrouvé son souffle et sa voix, il dit tout simplement, quoique fort bas :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Pas de problème. Allez vous amuser entre filles, vous avez besoin de vous retrouver un peu. Je m’occuperai de mes paperasses plus tard. Mais... pas de bêtises, hein ? Soyez sages...&lt;br /&gt;Il lança un clin d’oeil à Marie, protégé par la présence de sa femme à laquelle il sourit, l’air mutin.Betty pouffa dans son torchon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, Quentin vint se mettre à la table du petit-déjeuner. Il avait un appétit d’ogre le matin et Marie s’amusait à lui beurrer ses tartines qu’elle nappait ensuite d’une belle couche de confiture de fraise. Il sauta de joie quand celle-ci lui annonça le programme de la journée avec son papa. Il colla à tous ceux qui étaient réveillés un énorme baiser collant et repartit bien vite à ses tartines. Son cri de joie fit venir l’adolescente, qui affichait la mine réjouie des treize ans qui commençaient à fleurir sur ses joues et son front. Les cheveux en bataille, l’air renfrogné comme jamais, elle cracha :&lt;br /&gt;- Qu’est-ce qu’il a le débile ? Il croit que c’est déjà Noël ?&lt;br /&gt;- Valérie ! Un peu de respect pour ton petit frère s’il te plaît ! cria Betty.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Benoît quitta la pièce, assommé à l’idée de passer une journée à gérer les conflits fraternels et à entendre les récriminations de l’une et les désirs pressants de l’autre. Il s’enferma dans les toilettes, tira de la poche de son pantalon son téléphone qui ne le quittait jamais et composa un message en soupirant : &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Ne m’attends pas. Je ne pourrai pas venir cet après-midi. Je t’appelle. Tendre baiser. ♥ &lt;/span&gt;La famille, c’est sacré. Il l’avait prévenue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pendant ce temps, Marie et Betty exposaient à Valérie ce qu’elle risquait de manquer si elle n’adoucissait pas le ton de sa voix. L’adolescente intéressée reçut le message 5 sur 5 et se transforma en un rien de temps en ce qui ressemblait à une petite fille modèle, absorbée par la liste de dépenses qu’elle prévoyait mentalement pour son père.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Betty contourna le bar et retira l’éponge de la main de Betty.&lt;br /&gt;- Va t’habiller. Et pas en bonne soeur, hein !&lt;br /&gt;Docile et un peu nerveuse, Betty alla se préparer. Elle avait envie de faire des bonds, un sourire immense fendait son visage de mère lasse. Elle passa une robe de coton léger qui mettait en valeur son corps svelte et laissa ses cheveux lâchés. Elle enfila une paire de trotteurs, mis un peu de gloss qu’elle piqua dans la chambre de Valérie et se présenta à sa tante qui l’attendait, assise sur le canapé, fin prête comme toujours.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6569943533723743083-6314357356853286081?l=ramassemiette.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ramassemiette.blogspot.com/feeds/6314357356853286081/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6569943533723743083&amp;postID=6314357356853286081&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6569943533723743083/posts/default/6314357356853286081'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6569943533723743083/posts/default/6314357356853286081'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ramassemiette.blogspot.com/2011/07/numquamne-familia-mea-quieta-erit_05.html' title='Numquamne familia mea quieta erit ? Episode 8'/><author><name>ramasse-miette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16945803633460799250</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_zZ8c-QeVJpo/Su8QzVj0e3I/AAAAAAAAAAM/qWF3PDk76Yk/S220/DotMatrix+0009.png'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6569943533723743083.post-4665338295590085210</id><published>2011-07-04T21:10:00.001+04:00</published><updated>2011-07-04T23:56:06.356+04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='mythologies'/><title type='text'>Numquamne familia mea quieta erit ? Episode 7</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;    Quelques dix jours après la résurrection fugace de la passion conjugale, le calme mâtiné d’amertume qui faisait le quotidien de la famille s’était réinstallé. Un soir, alors que Betty, particulièrement fatiguée par la gestion de sa famille et le zèle qu’elle mettait à formater sa tante au milieu bourgeois, était montée se coucher avec un roman, Benoît partageait un dernier verre  avec celle que les enfants appelaient désormais «tata mimi». Le chassagne-montrachet mêlait ses arômes de miel et d’amande à l’éclat des yeux de Marie. L’esprit embrumé de Benoît se plaisait à voguer vers le vert paradis des amours enfantines, qui correspondait pour lui à la belle époque de l’ex-actrice porno. Après avoir épuisé les sujets les plus courants, les enfants, la famille, la discussion se porta sur le métier de Benoît puis tout naturellement, dans un esprit de réciprocité propre aux bavardages mondains, sur la profession de Marie.&lt;br /&gt;Elle, qui se voyait actrice et artiste, répondait sans pudeur aux questions de son presque neveu. Elle lui racontait ses meilleurs moments, les pires, les douleurs et les fous-rires. Les lieux de tournage les plus beaux comme certaines plages de Guadeloupe et les plus incongrus comme le chantier naval de Saint Nazaire. Elle lui parla des prises de bec entre actrices et des rivalités, des mesquineries et autres coups en douce qu’elles pouvaient se faire. Elle raconta aussi les mycoses et autres champignons. Elle raconta encore les performances : le pipi, le caca, les accessoires inimaginables comme les fucking-machines, les positions acrobatiques que seules quelques unes étaient capables de tenir. Elle avait aimé cette vie sous les projecteurs, elle avait mené une brillante carrière.&lt;br /&gt;Elle raconta aussi l’amour, mais sans entrer dans les détails. Elle savait que Julien avait été son plus grand bonheur et sa plus terrible souffrance. Il fallait juste l’oublier.&lt;br /&gt;Comme elle évoquait cette amour défunte, une larme de vin blanc perla au coin de son oeil. Benoît y vit une invitation à la consoler. L’oeil concupiscent mais la main amicale, il prit Marie par l’épaule et la laissa s’épancher contre son buste. Elle se laissa aller à pleurer franchement, ce qu’elle n’avait pas fait depuis des années en présence d’un autre être humain. Alors, encouragé par l’alcool, il la caressa avec plus d’insistance et moins d’amitié. Lorsqu’il tenta de glisser son doigt dans sa culotte, par-dessous la micro jupe, Marie eut une sorte de haut le corps, se recula d’un coup, éberluée, et, pleurant de plus belle, courut jusque dans sa chambre. Benoît n’y comprenait rien : c’était bien la première salope qui ne se laissait pas faire. Fort du pouvoir de son sexe, il lécha le doigt duquel il avait touché son rêve et se servit le fond de la bouteille avant d’aller rejoindre le lit conjugal.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6569943533723743083-4665338295590085210?l=ramassemiette.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ramassemiette.blogspot.com/feeds/4665338295590085210/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6569943533723743083&amp;postID=4665338295590085210&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6569943533723743083/posts/default/4665338295590085210'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6569943533723743083/posts/default/4665338295590085210'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ramassemiette.blogspot.com/2011/07/numquamne-familia-mea-quieta-erit_04.html' title='Numquamne familia mea quieta erit ? Episode 7'/><author><name>ramasse-miette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16945803633460799250</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_zZ8c-QeVJpo/Su8QzVj0e3I/AAAAAAAAAAM/qWF3PDk76Yk/S220/DotMatrix+0009.png'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6569943533723743083.post-1797461462612620282</id><published>2011-07-03T15:32:00.001+04:00</published><updated>2011-07-03T15:35:45.992+04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='mythologies'/><title type='text'>Numquamne familia mea quieta erit ? Episode 6</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- Attends-moi là, j’en ai pour 5 minutes.&lt;br /&gt;Betty avait tourné un bout de temps dans le quartier avant de trouver la place idéale, au fond d’une allée, derrière l’école. Elle avait laissé sa tante poireauter dans la voiture, au cas où un parent d’élève l’aurait reconnue.&lt;br /&gt;Elle l’aimait vraiment bien  sa tante Marie, son exubérance la faisait rire. Elle était tout ce qu’elle n’avait jamais osé être. Mais de là à sortir en public avec elle, il y avait un pas qu’elle n’était pas prête à franchir...&lt;br /&gt;Betty rejoignait à pas pressés la foule des parents qui attendait devant l’école. Elle en connaissait quelques uns qu’elle salua poliment. Elle serra des mains, fit quelques bises. Ces gens n’étaient pas ses amis mais elle entretenait ces relations avec les autres parents par amour pour ses enfants, persuadée que leurs amitiés étaient conditionnées aux siennes. Il faisait plutôt frais, le vent de novembre s’était levé et semblait s’être installé dans les rues étroites de la petite ville. Betty serra un peu plus les pans de sa veste, elle détestait le froid, surtout le vent qui s’engouffre sous les vêtements sans qu’on puisse rien y faire. Elle détestait la chaleur aussi, d’ailleurs. La sueur était sans doute la chose qui la dégoûtait le plus au monde.&lt;br /&gt;Lorsque le portail s’ouvrit enfin, elle laissa passer la foule de ceux qui se précipitent quand on leur ouvre la porte, sans savoir vraiment pourquoi, dans un élan grégaire qu’elle avait toujours méprisé. Elle entra tranquillement dans l’école et se dirigea vers la classe de son Quentin. Comme chaque jour, elle prit le temps de demander à l'institutrice comment la journée s’était passée, puis elle ressortit, son fils à la main, écoutant attentivement le récit de ses exploits du jour.&lt;br /&gt;Le retour à la fraîcheur de la rue fut plutôt brutal : de l’autre côté du trottoir, tatie Marie leur faisait de grands signes et appelait de sa plus haute voix «Quentinououououou !».&lt;br /&gt;Betty crut mourir de honte. Elle aurait dû l’enfermer dans la voiture ! Les parents qui sillonnaient les trottoirs alentour ne pouvaient s’empêcher de jeter un oeil curieux, amusé, choqué, libidineux sur Marie qui visiblement ne craignait pas tant le froid que sa nièce.&lt;br /&gt;Quentin quant à lui, à mille lieues de ces considérations bien pensantes, courut vers sa grand-tante qui lui colla un généreux baiser sur la joue et le prit par la main. Betty hurla comme une bête blessée lorsqu’il traversa la rue en courant, laquelle était d’ailleurs tellement embouteillée que les voitures ne bougeaient pas d’un pouce. Le cri de la mère apeurée n’eut donc d’autre effet que de focaliser toutes les attentions sur les joyeuses retrouvailles de Marie et Quentin.&lt;br /&gt;Pourquoi tu t’es garée si loin maman ?&lt;br /&gt;Betty ne répondit pas. Elle marchait les dents serrées derrière sa tante et son fils qui devisaient joyeusement, main dans la main. Les enfants ont cette chance de savoir accueillir et accepter sans juger.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Marie sentait bien que Betty était gênée par sa présence. Elle se sentait comme une enfant prise en faute à chaque regard que lui lançait sa nièce. Elle n’avait pas les bonnes manières, pas le bon langage, pas l’air qu’il fallait et nulle part d’autre où aller. Tout le monde lui avait tourné le dos, à elle qui l’avait si souvent tendu aux autres. Elle n’était pas stupide, elle voyait bien ce qui se passait mais elle n’avait pas le choix : elle devait coûte que coûte se faire accepter dans cette famille le temps de se refaire, le temps que son avocat lui récupère ses biens et qu’elle puisse repartir vivre sa vie. En attendant, elle était bien décidée à décoincer tout ce petit monde, et surtout sa cul-cousue de nièce qui voulait régenter la vie de chacun. Elle se croyait bien supérieure la petit Betty avec sa belle maison, ses charmants enfants, son séduisant mari et avec son prénom de pute trisomique !&lt;br /&gt;Marie en connaissait long sur la vie. Elle savait ce que c’était que de travailler pour vivre, de travailler dur pour réussir. Et en un sens, elle avait réussi, seule. Seule elle avait construit sa carrière, elle était devenue célèbre et aimée. Elle s’était levé le cul pour gagner son fric, elle ne devait rien à personne. Combien de fois elle avait pleuré d’épuisement à la fin d’une journée de travail, où son corps malmené la faisait terriblement souffrir, lui rappelant le vrai sens de ce mot : travail. Combien de fois elle avait manqué s’évanouir dans les toilettes, au rappel douloureux de son anus surmené. Combien de fois elle s’était gavée de glace et de tranxene pour faire taire tout ce qui criait en elle.&lt;br /&gt;Sois sage, ô ma douleur, et tiens-toi plus tranquille.&lt;br /&gt;Elle était devenue riche, elle avait beaucoup d’amis et d’admirateurs. Elle faisait la fête très souvent. On l’invitait partout. Jusqu’au jour où elle trouva en Julien l’apaisement, la compréhension, la tendresse, la compassion. Elle n’était plus seule le soir dans son lit. Quelqu’un l’attendait, enfin. Elle connut les baisers et les caresses désintéressées, les confidences sur l’oreiller et les soirées à regarder la télévision.&lt;br /&gt;Elle travaillait toujours autant, mais son Julien l’épaulait, la rassurait.&lt;br /&gt;Pour rien au monde elle n’aurait laissé fuir ce bonheur-là. Cet homme était son homme. Elle l’aimait.&lt;br /&gt;Puis il vida un à un tous ses comptes et sortit de sa vie comme il était apparu, tel un songe. Alors les larmes revinrent, et la douleur. Elle fit tout ce qu’elle put pour quitter ce monde et arriva chez Betty, l’ultime recours, la roue de secours.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cela faisait une semaine que Marie vivait chez les Guerier-Rocquebert et ce matin, elle avait décidé de prendre sa journée en main. Elle se leva d’excellente humeur et trouva comme à son habitude sa nièce affairée dans la cuisine, lavant, épluchant, coupant en vue du déjeuner. Elle prit place sur le tabouret en face du plan de travail et la regarda en silence tout en buvant son café. Betty semblait soucieuse face à ses légumes, une ride se creusait entre ses sourcils fins et une veine battait contre sa tempe. Elle non plus n’avait pas une vie facile, toujours au service des autres, d’autres qui ne la voyaient même plus. Marie se sentit d’un coup solidaire de cette femme niée, elle observait les mains fines et blanches aux ongles trop courts, marbrées de veines bleutées, qui perdaient leur délicatesse dans les tâches ménagères. Des mains de pianiste.&lt;br /&gt;Tu joues toujours du piano, Betty ? je me souviens que tu étais très douée.&lt;br /&gt;Betty leva les yeux vers sa tante, un sourire aux lèvres. Elle posa son couteau. Son regard effleura un instant les murs et sembla vouloir se perdre au-delà, dans le salon ou trônait le grand piano.&lt;br /&gt;Ca fait des années que je n’ai plus joué mais les enfants apprennent. Valérie se débrouille plutôt bien et Quentin sait jouer «au clair de la lune» avec un doigt !&lt;br /&gt;Mais pourquoi tu ne joues plus, toi ?&lt;br /&gt;Oh la la, c’est que je n’ai plus le temps pour ça tu sais, dit Betty en souriant franchement. C’est beaucoup de travail, une famille ! Tu vois bien que je suis toujours en train de faire quelque chose...&lt;br /&gt;Bon.&lt;br /&gt;Marie sortit dans le jardin fumer une cigarette. Encore une sale habitude qui dressait entre elle et eux une barrière, un écran de fumée. Par la baie vitrée, elle continuait à regarder Betty dans sa cuisine, dans son rôle trop rodé de mère et d’épouse modèle. Pour elle, jamais un facteur ou un plombier de cinéma. Quelle tristesse !&lt;br /&gt;Elle jeta dans le jardin du voisin, en prenant bien garde de ne pas être repérée.&lt;br /&gt;Hé Betty ! Tu as prévu quelque chose cet après-midi ?&lt;br /&gt;Heu... je dois passer au pressing, faire un gâteau pour la fête de l’école et j’ai du repassage en retard. J’ai une vie bien remplie comme tu vois ! En plus pour ce soir j’ai prévu des lasagnes, il faut que je prenne le temps de les préparer.&lt;br /&gt;Pour une fois Betty, tu peux pas laisser tomber tout ça ? Ca fait des années qu’on ne s’est pas vues et tu m’héberges donc cet après-midi, laisse-moi m’occuper de toi.&lt;br /&gt;Mais je ne peux pas ! il fallait me prévenir avant, que je puisse m’organiser !&lt;br /&gt;Arrête un peu, madame la surmenée ! Ton ménage et ta bouffe vont pas se sauver et personne fera ça à ta place.&lt;br /&gt;Elle la prit par les épaules et planta ses yeux dans ceux de sa nièce :&lt;br /&gt;Allez ma grande... dès que tes enfants sont retournés à l’école cet après-midi, tu m’accordes un peu de temps.&lt;br /&gt;Betty baissa les yeux et articula un «mouais» peu convaincu. Elle craignait de perdre son temps à ne rien faire avec sa tante et en même temps elle se disait que ça faisait bien longtemps qu’elle ne s’était pas un peu amusée, entre filles.&lt;br /&gt;Rongée à l’avance par la culpabilité d’abandonner son foyer pendant trois heures, Betty prépara le repas à la vitesse grand V et parvint même à repasser la moitié des vêtements qui attendaient dans le panier. Sous l’oeil amusé de Marie, elle allait dans tous les sens, avec l’énergie et l’excitation d’une petite fille qui fait vite ses devoirs avant d’aller jouer.&lt;br /&gt;Elle pressa les enfants de manger et fit la vaisselle en un temps record.&lt;br /&gt;Lorsqu’enfin les deux femmes déposèrent Valérie et Quentin à 13h30, elles se regardèrent et se mirent à rire, de la gaieté folle des jeunes filles. Betty baissa le miroir de courtoisie et fit une moue en essayant de réajuster sa queue de cheval.&lt;br /&gt;Pour commencer, je t’emmène chez le coiffeur ma chérie. Tu ne ressembles à rien comme ça.&lt;br /&gt;J’ai pas que ça à faire, répondit Betty, un peu vexée.&lt;br /&gt;Chez le coiffeur où Betty se laissa traîner avec une mauvaise grâce feinte, Marie insista pour qu’on lui fît aussi les ongles et qu’on la maquilla. Betty choisit un vernis discret au reflets nacrés et accepta un maquillage léger qui mettait en valeur ses grand yeux verts.&lt;br /&gt;Marie la contemplait comme un maître son oeuvre et Betty souriait de se découvrir une beauté qu’elle avait oubliée depuis bien longtemps. Les deux femmes s’installèrent à une terrasse de café. Marie montrait les hommes à Betty qui riait comme une adolescente des regards appuyés de certains messieurs. Elles durent courir pour être à l’heure à l’école. L’humeur était joyeuse, enjouée même. Quentin ne quittait plus sa mère du regard et lui répétait à loisirs qu’elle était belle. Valérie courtisait sa grand-tante, espérant elle aussi se voir offrir une séance de relooking.&lt;br /&gt;Betty prépara les lasagnes avec plus d’entrain que jamais, en prenant garde à ses ongles toutefois. Marie consentit à l’aider en mettant la table avec les enfants, puis elle reprit sa place au bar et sirota son éternelle suze cassis.&lt;br /&gt;Benoît rentra fort tard, comme à son habitude. Il s’assit en face de son épouse qu’il complimenta autant qu’il le pouvait. Il était heureux de retrouver la femme qu’il avait tant aimée 15 ans auparavant. Ses cheveux chatains bouclés, ses yeux verts si grands lui rappelaient combien il avait pu l’aimer, avant. Il lui tourna autour, l’embrassa dans le cou, lui lançait des oeillades qu’il réservait aux autres depuis dix bonnes années. Il en oublia même la sulfureuse présence de Marie qui pour ce moment n’était plus qu’une vieille tante  inoffensive qui soufflait dans leur foyer un vent de réconciliation et de sensualité.&lt;br /&gt;Marie perçut très vite le changement du regard de Benoît et fit tout son possible non seulement pour se faire oublier, mais aussi pour s’occuper des enfants. Ces derniers se laissèrent volontiers faire, touchés par la grâce qui ce soir-là enveloppait leur foyer. Ils regardèrent avec Marie une émission de télé-réalité dont elle connaissait quelques participants sur lesquels elle avait quelques anecdotes savoureuses à partager. Puis ils allèrent docilement se coucher, en prenant soin de ne pas déranger leurs parents, occupés à s’embrasser dans les coins tout en rangeant plus ou moins la cuisine.&lt;br /&gt;La grâce se prolongea le lendemain matin ou Benoît et Betty, les amants magnifiques, prirent ensemble leur petit déjeuner en se souriant.&lt;br /&gt;Lorsque Betty rentra de l’école, Marie avait rangé la cuisine, il n’y avait plus trace du petit déjeuner que Betty avait pour une fois laissé traîner en partant.&lt;br /&gt;La paix était revenue, grâce à quelques fards et onguents. ll avait suffi de quelques soins esthétiques pour redonner au quotidien de cette petite famille les couleurs qu’il avait perdues. Mais, à l’image de ces artifices, on devine vite que tout cela n’est que vernis posé sur de la crasse, et qui tient d’autant plus mal que le support est graisseux et poussiéreux. Malgré cette conscience du mensonge, les époux et les enfants Guerier-Rocquebert se délectaient de ce moment fragile où l’harmonie retrouvée leur permettait de rêver à un avenir paisible. Betty s’accrocha à son maquillage et à sa nouvelle coiffure quelques jours durant. Jusqu’à ce que le poids du quotidien reteinte de fadeur son visage et sa tenue. Benoît tint bon lui aussi et se contenta d’honorer sa femme en reléguant tout au fond de son esprit ses conquêtes inachevées.&lt;br /&gt;Mais les préoccupations de l’une, les penchants de l’autre reprirent bien vite leur place dans la routine qui se réinstallait. Marie, la bonne fée Marie, ne parvint plus à rallumer l’étincelle, on ne fait pas revenir à la vie ce qui depuis longtemps est mort et enterré. Fantôme d’amour et de désir, illusion de terre promise. Il n’y a pas de viagra sentimental.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6569943533723743083-1797461462612620282?l=ramassemiette.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ramassemiette.blogspot.com/feeds/1797461462612620282/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6569943533723743083&amp;postID=1797461462612620282&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6569943533723743083/posts/default/1797461462612620282'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6569943533723743083/posts/default/1797461462612620282'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ramassemiette.blogspot.com/2011/07/numquamne-familia-mea-quieta-erit.html' title='Numquamne familia mea quieta erit ? Episode 6'/><author><name>ramasse-miette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16945803633460799250</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_zZ8c-QeVJpo/Su8QzVj0e3I/AAAAAAAAAAM/qWF3PDk76Yk/S220/DotMatrix+0009.png'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6569943533723743083.post-4923284660536491310</id><published>2011-06-04T17:40:00.001+04:00</published><updated>2011-06-04T17:42:09.426+04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='mythologies'/><title type='text'>La prisonnière</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;    Le gars d’en face venait de retraverser sa chambre, dans son pyjama bleu ciel trop grand. Il ressemblait à un grand enfant dépourvu de mains. Il ne marchait pas, il glissait plutôt sur le linoléum bleu profond. Il a éteint la lumière et Annie ne l’a plus revu.&lt;br /&gt;    Elle laissait la porte de sa chambre ouverte, obstinément, ne levant jamais le nez sur les allées et venues des personnels soignants, nettoyants, passants. Dès que le hall était vide, en revanche, elle l’observait avec avidité à travers le premier cadre de la porte de sa chambre, trouée elle-même d’un cadre vitré.&lt;br /&gt;En partie cachée par la porte entrouverte d’en face, celle de l’homme en pyjama, une demie infirmière en blanc se tenait debout, elle a prononcé quelques mots et est repartie vers la droite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    Une soufflerie continue rappelait à Annie ce qu’était le silence. Elle ne s’en plaignait pas. Un bruit de semelles de crêpe suivi aussitôt de petits talons : Cat People et The Nutsy Professor réunis, prodigieux !&lt;br /&gt;Lorsque le hall restait inanimé pendant quelques instants, Annie était malgré elle ramenée à l’espace mental de sa chambre aux murs vert pâle, aux dalles d’un bleu strié de blanc, illusion de fantaisie, rectiligne et calculée.&lt;br /&gt;Le lit constituait avec le chevet l’équipement spartiate de ce qu’il conviendrait mieux d’appeler une cellule ; le grand judas carré qui perçait la porte ne pouvait que confirmer cette idée. Aussi valait-il mieux laisser ouverte cette porte. Si tu me vois, c’est parce que je l’ai choisi. Cette question du choix tenait une grande place dans la vie d’Annie. Elle était là, c’est qu’elle l’avait choisi.&lt;br /&gt;    Avec un peu plus de temps et de courage, en un mot d’organisation, elle aurait pu se trouver ailleurs mais tel n’avait pas été son choix, puisqu’elle était là, allongée sur ce lit confortable à condition qu’on ne le fasse pas grincer en bougeant de façon trop brusque.&lt;br /&gt;    La porte d’en face était toujours ouverte ; la chambre plongée dans la pénombre. A gauche en se penchant on devinait une chaise noire, à l’assise molletonnée. Sûrement pour les visites. Le grand enfant d’en face dormait sûrement. Ou bien il fixait le plafond, attendant une réponse d’on ne sait quelle improbable transcendance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    Un homme en blanc, d’une quarantaine d’années, la barbe de trois jours grisonnante, est entré dans la chambre d’Annie. Sans un mot il a commençé à nettoyer le sol. Elle lui a demandé : «Vous voulez que je m’en aille ?». Il a répondu : «Vous êtes arrivée hier ? On changera les draps demain.» Annie était-elle déjà devenue un fantôme ? Etait-elle saisie d’un mal contagieux ? Etait-elle dangereuse ? N’avait-elle déjà plus accès à la moindre sympathie ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    Un matin, juste après le petit déjeuner, une femme est venue la voir : Lina. Elle était vide. Juste vide. Annie avait envie de lui dire : «Si tu es vide, tire-toi. Tu es déjà morte de toute façon. Au moins ton vide ne te fera plus mal.» Mais au lieu de cela, Annie a rassuré autant que possible la dame ; elle l’a questionnée sur sa vie, lui a suggéré des conneries : lis, fais du tricot, fais du sport. Tant de paroles vaines dont Annie saisissait la vacuité avec une précision douloureuse. N’avait-elle pas elle-même déjà expérimenté tout cela ? n’avait-elle pas déjà tenté de combler tout ce vide ? Un temps, cela l’avait contentée. Mais après l’attrait du vide est revenu, avec d’autant plus de force qu’on a essayé de le nier. Le vide est ainsi : vachard, revanchard, haineux et terriblement creux. Un jour il revient tout près de toi, juste sous tes pas et te dis : Saute ! ou gare à toi !&lt;br /&gt;Annie a combattu longtemps, avec courage, cet appel du rien. Elle s’est occupée, sur-occupée autant que possible, n’acceptant en matière de vide que celui factice du sommeil. Mais cette activité bourdonnante, obsessionnelle, si elle comblait le vide n’atteignait en rien la vacuité, qui est bien plus dangereuse. Soeur de la vanité, elle est ce «à quoi bon» qui te pousse à sauter, c’est elle qui entraîne vers le vide. Elle est la mère du rien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    L’homme bleu ciel est sorti de sa cellule. D’abord Annie n’a vu qu’une moitié de pyjama, l’autre étant cachée derrière la porte. Puis le zombie s’est tenu un instant dans l’encadrement de la porte. Il a levé la tête vers Annie qui le regardait fixement puis il l’a rabaissée. Il s’appuyait au chambranle de la porte. Tantôt à gauche. Tantôt à droite. Les bras étaient croisés, le poids du corps sur une jambe. Annie lui a adressé maladroitement un signe de la main qu’il a ignoré. Il devait avoir peur des coucou. Par moment, il retourne dans l’obscurité de sa chambre. Quand il en ressort, il reste sur le seuil. Les personnels qui passent ne semblent pas le voir. Peut-être est-il devenu lui aussi un zombie ? un ectoplasme mou et transparent ? A présent Annie n’aperçoit plus de lui que les genoux, qui dépassent du fauteuil en sky placé là pour les visiteurs.&lt;br /&gt;Dans la chambre d’Annie, point de fauteuil pour l’éventuel visiteur. Personne ne viendra la voir. Son crime est trop honteux, ou peut-être contagieux. Il est de ceux qu’on regarde entre ses doigts au cinéma, partagé entre le désir turbulent d’approcher le mal et la conscience aigüe qu’il pourrait nous happer.&lt;br /&gt;    Le zombie se penche en avant, Annie voit sa tête passer dans le cadre de la porte. Il recule lorsqu’elle le voit. Les regards ne doivent pas se croiser : telle semble être la règle du lieu. Comme si chaque regard transpirait de ce que nous avions fait.&lt;br /&gt;Le regard d’Annie lui semble plutôt vide quand elle l’aperçoit dans le miroir des toilettes. Des cernes violacées creusent ses orbites. Ses yeux, jadis grands et en amande, ont rétréci et perdu de leur éclat. Cela ne l’attriste pas. Elle ne se trouve plus vraiment d’intérêt. Des cheveux fous encadrent son visage pâle, elle qui se maquille chaque jour que Dieu fait.&lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;    Un soir, une gentille infirmière est passée chercher Annie qui s’est laissée conduire de bonne grâce dans un bureau impersonnel, au mobilier puant le neuf et laid. La psychiatre lui a posé tout un tas de questions auxquelles elle n’avait pas réfléchi ou n’était pas en état de réfléchir. Comme si on savait toujours comment on se sentait précisément à chaque foutu moment de sa vie, comme si on passait son temps à se regarder le nombril à chacun de ses gestes, et comme si on avait une belle explication rationnelle et logique à chacun de ses actes. A certaines questions Annie a refusé de répondre. Elle les avait déjà racontées ces histoires sinistres, elle n’avait aucune envie de reprendre ces récits funestes dans lesquels elle avait tout sauf le beau rôle. Elle se donnait l’impression d’être un otage à qui on voulait absolument faire cracher le morceau. Tout ce qu’elle se bornait à dire, c’est qu’elle ne regrettait rien et que si c’était à refaire, elle le referait, mais sans fausse note cette fois-ci. La seule solution était donc de l’enfermer.&lt;br /&gt;    La psychiatre a demandé d’où lui venait cet air de se moquer de tout. Annie s’est sentie flattée. Fidèle à cette image, elle s’est contentée de hausser les épaules en disant qu’elle aimait prendre du recul. Annie aimait se représenter comme l’un de ces deux petits vieux du Muppet show qui, installés au balcon, commentaient le spectacle avec détachement, et sans jamais vraiment y participer : Statler et Waldorf.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    Du bruit et de la lumière en face, de la visite pour l’ectoplasme en pyjama bleu ciel ? Ca parle un peu fort au goût d’Annie. Un gros et grand infirmier se tient face au lit. Il sourit et semble sympathique. Il ressort. Au fond de la grande salle, contre le mur, une femme sans âge, les cheveux mouillés, sourit. Elle croit qu’elle fait une visite de courtoisie dans l’unité ? C’est ici le dernier salon où l’on cause ? Elle suit une infirmière qui, cachée auparavant par le mur, sort de la chambre. Le conversation semble agréable et animée. Le service s’anime joyeusement autour de la chambre 403 ou 408, Annie a la vision un peu trouble. Apparemment, on rit aussi en psychiatrie.&lt;br /&gt;Dans la cellule d’Annie, on vient de pleurer.&lt;br /&gt;C’est ça la vie, il paraît : du rire, des larmes et de la merde. Du début à la fin. Alléchant programme !&lt;br /&gt;Dans la chambre en face, la femme qui sourit est assise sur le siège noir molletonné, celui destiné au invités. Elle tient son sac sur ses genoux. Ses jambes sont croisées. De ses doigts elle démêle ses cheveux. L’infirmière réapparaît avec un dossier qu’elle ouvre sur la desserte roulante, la femme s’approche et toutes les deux disparaissent vers la droite dans le fond de la chambre où sûrement se trouve allongé le pyjama bleu ciel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    Annie savait maintenant combien de temps durerait son incarcération : une semaine. Une semaine à faire quoi ? Une semaine pour quoi ? Pour laisser le monde tourner sans elle, pour lui prouver qu’il n’a pas besoin d’elle ? Une semaine pour espérer qu’à son retour sur terre tout aurait changé ? Et ensuite deux minutes pour retomber dans la réalité et rêver à nouveau de l’impalpable éther ?&lt;br /&gt;Une semaine pour faire le point et prendre des décisions. Ensuite : l’éternité pour n’en rien faire et tout laisser comme avant.&lt;br /&gt;L’échec.&lt;br /&gt;Annie sentait venir l’échec. Elle rêvait d’un nouveau départ, elle voulait y mettre toute sa force et son courage mais certaines choses ne peuvent s’accomplir que si plusieurs énergies se conjuguent et vont dans le même sens. Or, Annie se sentait seule. Désespérément seule. Les dialogues qu’elle amorçait ne menaient à rien. Elle avait l’impression de jouer contre un mur, chaque parole lui revenait. Les mots se croisaient sans jamais s’atteindre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    Elle voulait juste échapper à la souffrance. Elle avait manqué son coup, à double titre : premièrement elle vivait toujours et secondement ce reste de vie restait d’une douleur immense.&lt;br /&gt;Qu’est-ce qui l’attendait de l’autre côté ? Y avait-il toujours une place pour elle dans la vie ? et dans l’amour ? Serait-ce la même place ou pire ou meilleure ? En attendant, juste au cas où, elle répondait systématiquement par l’affirmative quand l’infirmière de nuit lui demandait si elle avait du mal à dormir. Soigneusement elle rangeait les petites pilules recrachées dans la poche de son survêtement. A la fin de la semaine, elle en aurait cinq au moins. Il y aurait toujours moyen de faire quelque chose de cela. Son pragmatisme et son esprit d’organisation la faisaient sourire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    C’est alors que Marie-Louise a débarqué. Comme ça, sans crier gare. Marie-Louise est la dame qu’Annie avait prise au départ pour une visiteuse, tellement elle semblait contente d’être là. Marie-Louise est bavarde. Très. Trop. Elle a demandé à Annie : «Et vous, pourquoi vous êtes là ?». Annie a poliment mais fermement refusé de lui dire. Ca ne la regardait pas, bordel ! Occupe-toi de ta vie et je m’occuperai de ma mort, connasse !&lt;br /&gt;Mais Annie étant une file polie, seuls des mots polis, policés, choisis, sont sortis de sa bouche. Jusqu’à ce qu’une infirmière, Al Hamdoullah ! vienne prendre notre Marie-Louise par le coude et l’emmène s’encadrer dans la chambre d’en face.&lt;br /&gt;Annie ne la voit plus, même quand elle passe. Elle l’entend encore mais ça ne va pas durer. Elle apprend de mieux en mieux à abstraire le monde, à défaut d’avoir su s’en abstraire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    Le lendemain, en sortant de la douche, Annie a revu l’homme au pyjama bleu. Il avait troqué son costume concentrationnaire pour un jean délavé et un t-shirt mou. Son visage était gris. Il était assis face à la télévision, regardait les mauvaises nouvelles en secouant la tête par moments.&lt;br /&gt;A côté de lui, un géant blanc et barbu qu’Annie avait déjà remarqué. Il passait souvent dans le hall et recevait régulièrement des appels téléphoniques. Il semblait être là à demeure tant il y paraissait à son aise, arborant fièrement un ventre de femme enceinte. Annie voulait s’amuser à imaginer ce qu’il pouvait cacher sous son t-shirt mais son imagination, jadis fertile et improbable, lui manquait et la fatigue était trop grande.&lt;br /&gt;    Une vive lumière l’a réveillée . Un homme a posé un plateau sur la tablette. «Vous voulez du piment Annie ?».&lt;br /&gt;Pour la première fois depuis longtemps, Annie a rit de bon coeur. Le roquefort au saut du lit, sans problème, mais le piment, sans façon ! Elle a continué de sourire en mangeant son yaourt et croqua dans sa pomme en pensant au vrai goût des pommes, celles qu’elle allait ramasser avec ses parents lorsqu’elle était enfant.&lt;br /&gt;Ce jour-là, elle est à peine parvenue à lire. Sa mâchoire tremblait de façon spasmodique et il lui semblait que le bas de son visage se raidissait. Elle n’a plus eu envie de pleurer mais elle avait du mal à rassembler ses idées. La porte de sa cellule est restée fermée toute la journée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    Elle s’est éveillée le soir, toute à la joie d’avoir de la visite. Elle se sentait euphorique et un peu honteuse de cette joie chimique, incontrôlable, injustifiée aux yeux de son compagnon qui souffrait. Elle avait envie de rire, de plaisanter : elle était vivante. Pour lui, elle était celle qui était presque morte, «undead». Pour le moment, ils étaient chacun sur une rive. Le contact ne pouvait pas s’établir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toujours rien à dire à la psy.&lt;br /&gt;«C’est fort, le truc que vous m’avez donné.&lt;br /&gt;Je ne m’attendais par à cette question.&lt;br /&gt;... (C’est pas une question, connasse... pense Annie)&lt;br /&gt;Fort en quoi ?»&lt;br /&gt;Annie sourit et retient son «Fort en chocolat !». Elle se sent aussi défoncée que quand on trouvait encore du noir afghan comme s’il poussait au pied des arbres, et que l’on roulait en un fin bâtonnet qui se consumait un peu plus lentement que le tabac, laissant une petite antenne dépasser du bout de la cigarette.&lt;br /&gt;Cette nuit-là, Annie aurait été bien incapable de dire si elle avait dormi ou non. Elle se tournait et se retournait dans son lit (elle avait encore épargné un somnifère). Les pensées allaient à toute vitesse dans sa tête, elle ne contrôlait rien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    L’infirmière du matin a les yeux vairons. Comme David Bowie. Annie se retient de lui en faire la réflexion. Elle avale sa petite pilule rose. Elle se demande comment sera le monde quand elle ne sera plus droguée. Reprendra-t-il ses ternes couleurs ? Devra-t-elle substituer aux médicaments des drogues tout aussi efficaces mais moins remboursées par la sécurité sociale ? Aura-t-elle le courage de repeindre son monde en rose tant que la béquille antidépressive lui sera administrée ?&lt;br /&gt;    Ca parle haut dans la salle de repos du personnel soignant : trop de travail, trop de stress, besoin de vacances.&lt;br /&gt;«S’il vous plait ! S’il vous plait !»&lt;br /&gt;Annie voit Marie-Louise apparaître dans le champ délimité par l’encadrement de sa porte. Elle disparaît derrière le mur de droite. Elle dit quelque chose à propos de la douche et d’un malade. Les infirmières traversent le hall presque en courant. La voix d’un homme se fait entendre à travers la porte. C’est le géant au gros ventre. Fausse alerte. Marie-Louise a crié au loup.&lt;br /&gt;Le zombie désormais plus en pyjama bleu ciel passe devant la chambre d’Annie. Ils s’échangent un boujour. Il passe et repasse plusieurs fois, traversant le hall comme une âme en peine. Des blouses blanches traversent le hall, le ballet quotidien. En face, la porte de chambre 307 reste fermée. Annie n’arrive pas toujours à lire le numéro. Encore un effet des psychotropes : un coup tu vois, un coup tu vois pas - Coucou ! - caché ! -&lt;br /&gt;Elle se demande ce que ça va donner dans la vie réelle, tout ça. Elle a un peu peur de sortir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    D’un coup, un drôle de brouhaha a envahi l’unité d’accueil psychiatrique. Annie ne lève pas les yeux. Elle entrevoit des silhouettes qui passent. Elle entend le psychiatre donner des informations sur l’unité. A coups d’oeil furtifs, Annie découvre le groupe : des étudiants, certains en blouse blanche, d’autres qui ont l’air de touristes fraîchement débarqués, cheveux longs et sacs à dos. L’un d’eux lui rappelle un médecin, entouré d’étudiants encore boutonneux,  qu’elle avait vu parader et pérorer dans un autre service. Il s’était penché sur un lit, avait échangé trois paroles avec un couple tenant un nourrisson et il avait lâché, comme une fée jette un sort à un nouveau né : stridor. Puis il s’en était allé comme il était venu, nimbé de ses disciples.&lt;br /&gt;    Annie fixait son livre avec obstination, allongée sur son lit, n’osant pas bouger un cil. Si elle restait parfaitement immobile, elle finirait peut-être par disparaître, par se fondre dans le décor. Elle avait honte d’être là, dans cette unité psychiatrique , dans la chambre dite «évolutive», sans fenêtre, sans lavabo, avec une lucarne à la porte.&lt;br /&gt;Elle avait pourtant choisi de rester dans cette cellule. On lui avait proposé une autre chambre mais elle appréciait cette forme de confinement, cette chambre à l’écart des autres mais qui en même temps offrait un point de vue intéressant sur l’unité. Dans cette chambre, elle se sentait à la bonne distance des gens et des choses : pas trop loin, mais en dehors.&lt;br /&gt;Lorsque les étudiants se sont éloignés vers le couloir, Annie a sauté de son lit pour aller fermer sa porte. Elle s’est recalée bien vite dans son nez et a replongé son nez dans son bouquin. Lorsque l’expression «chambre évolutive» s’est à nouveau fait entendre dans le hall, elle a levé la tête et a lancé son regard le plus noir aux trognes collées à la lucarne. Elle avait envie de gueuler : «Eh ouai ! C’est moi ! La folle furieuse ! je suis un danger pour moi-même et je vous emmerde !» Puis les visages se sont effacés, les silence est revenu, enfin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    Le zombie ex-bleu ciel parlait avec une infirmière. Elle lui a tendu des papiers. Il partait. Déjà. Annie était toujours là. Le temps d’ajuster son traitement, lui a-t-on dit. Pour la garder un peu plus longtemps en vie, a-t-elle pensé, pour la punir. T’avais qu’à les avaler plus vite tes comprimés ! T’as pris ça pour des chocolats ? Eh ben voilà, paye maintenant !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    Le service est agité cet après-midi. Les gens parlent, bougent. Pour la première fois depuis son arrivée, Annie est sortie. Elle a déroulé la couverture autour de ses pieds, a enlevé son gilet et elle est sortie. Bertrand l’a guidée jusqu’à l’extérieur, lui assurant qu’il faisait chaud dehors. Elle grelottait depuis trois jours.&lt;br /&gt;Boire un café, s’asseoir sur un banc cinq minutes près de lui et laisser le soleil réchauffer sa peau : un plaisir sans nom, un moment de grâce. C’était bon de vivre, finalement.&lt;br /&gt;Mais que sera le monde après les drogues ? Trop shootée pour que ça l’angoisse, pas assez pour oblitérer la question. Et cette autre question, associée à la première, la conditionnant même : l’aime-t-il encore ?&lt;br /&gt;Les questions étaient là, lui collaient au cerveau comme de la glu. Où donc étaient les réponses ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    Quatre femmes occupent les deux chambres d’en face : dans celle de gauche, il y a Lina, la femme vide, et une jeune femme qui ne sort pas de son lit et qui semble beaucoup souffrir. Celle de droit abrite une femme blonde d’une cinquantaine d’années qui parle fort, trop fort, qui change de vêtements cinq fois par jour et qui est venue coller sa figure au hublot d’Annie. «Casse-toi, vieille conne ! Casse-toi ! Putain !» Visiblement, la colère était toujours là. L’autre lit de la chambre 307 était occupée par une petite femme sans âge, en chemise de nuit, qui se déplaçait comme sur un tapis roulant. Annie était incapable de dire si cet ectoplasme en chemise était Marie-Louise ou non.&lt;br /&gt;Il n’était même pas vingt heures que ces deux chambres affichaient porte close et lumières éteintes. Annie a continué de lire jusque vers minuit. Ses yeux la brûlaient mais elle savait que le sommeil ne viendrait pas si facilement. Elle a bien sûr accepté le somnifère que lui a tendu l’infirmière.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    Annie s’est réveillé comme toujours vers quatre heures du matin et a attendu sagement qu’on vienne prendre sa tension et lui apporter son petit déjeuner  : une petite pilule rose et deux sachets de café lyophilisé dans un grand bol d’eau chaude.&lt;br /&gt;Un échalas plutôt jeune en survêtement trop court et au crâne orné de motifs compliqués  dessinés à la tondeuse, errait dans le hall, agaçant visiblement les infirmières. Annie a juste entendu un «Otez votre main de là Monsieur s’il vous plaît.» Elle a fermé la porte de sa chambre, pas envie de s’engluer ce cas désespérant.&lt;br /&gt;Pour la première fois, elle n’avait pas froid et a pu rester en manches courtes, sans gilet, sans couverture. Elle se sentait comme un vertige et des tremblements à l’intérieur, comme quand elle buvait trop de café, avant. Elle se sentait alerte et lucide quoiqu’une indicible fatigue bourdonnait tout au fond d’elle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    L’agent sanitaire nettoyait le sol du hall, allant et venant entre sa collègue installée dans le bureau et son chariot dont Annie ne percevait que le seau rouge surmonté d’un drôle d’engin à manivelle pour essorer la serpillière. Un chouette cadeau pour Gudule.&lt;br /&gt;Cette version hospitalière du balayeur de Tati, allant du seau à sa collègue et de sa collègue au seau faisait sourire Annie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    Une jeune femme, enveloppée dans un peignoir blanc, l’air hagard, la bouche ouverte, les cheveux défaits, traverse le hall d’un pas mal assuré : c’est la roommate de Lina. La douleur se lit partout : sur son visage, sa posture, son allure. Annie a mal de la voir si mal : «Prends une tit pilule rose ! Efface ta peine et vive les paradis artificiels !» Elle discutait avec l’infirmière, essayant de négocier une sortie anticipée. Annie se dit qu’elle a plutôt besoin d’une cellule comme la sienne pour la protéger du monde, la contenir, l’extraire un moment de tout ce qui tourne autour sans se soucier d’elle.&lt;br /&gt;Annie referme sa porte. Sa tête lui semble étrangement vide, elle a du mal à rassembler ses idées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    Il avait fait le ménage dans la chambre, avait retrouvé des comprimés un peu partout, résultat navrant de leur grotesque lutte. Apparemment elle l’avait choqué, traumatisé peut-être. Etaient-ils enfin quitte ? Ils allaient peut-être pouvoir repartir à zéro, chacun portant le poids de la défection de l’autre. Ou bien tout cela était le point de rupture enfin trouvé.  Annie ne savait pas s’il resterait près d’elle malgré cela, ou à cause de cela.&lt;br /&gt;Des questions, des hypothèses. Et toujours pas la moindre réponse à l’horizon. Annie savait qu’il valait mieux ne plus penser à l’avenir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    Dans un quart d’heure il serait là. Elle était assise sur son lit, son sac à côté d’elle. Elle regardait sa chambre, ne savait si c’était vraiment le moment de la quitter. Elle était partagée entre le désir de sortir, de vivre, de s’inventer une nouvelle façon d’être au monde et la crainte de n’être pas à la hauteur, de flancher encore.&lt;br /&gt;    Quand il est apparu devant la porte, elle a souri, s’est levée et l’a suivi. Un flot de paroles débordait de sa bouche, elle voulait savoir tout ce qu’elle avait raté, elle parlait de la vie, de cette nouvelle chance qu’elle avait, elle faisait des projets. Il semblait rassuré.  Il l’a prise dans ses bras : «Bon retour chez nous.»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans sa poche, ses doigts jouaient malgré elle avec les comprimés économisés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6569943533723743083-4923284660536491310?l=ramassemiette.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ramassemiette.blogspot.com/feeds/4923284660536491310/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6569943533723743083&amp;postID=4923284660536491310&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6569943533723743083/posts/default/4923284660536491310'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6569943533723743083/posts/default/4923284660536491310'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ramassemiette.blogspot.com/2011/06/la-prisonniere.html' title='La prisonnière'/><author><name>ramasse-miette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16945803633460799250</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_zZ8c-QeVJpo/Su8QzVj0e3I/AAAAAAAAAAM/qWF3PDk76Yk/S220/DotMatrix+0009.png'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6569943533723743083.post-2163890921517339765</id><published>2010-11-30T21:30:00.001+04:00</published><updated>2010-11-30T21:31:59.909+04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='mythologies'/><title type='text'>Numquamne familia mea quieta erit ?  Episode 6</title><content type='html'>- Attends-moi là, j’en ai pour 5 minutes.&lt;br /&gt;Betty avait tourné un bout de temps dans le quartier avant de trouver la place idéale, au fond d’une allée, derrière l’école. Elle avait laissé sa tante poireauter dans la voiture, au cas où un parent d’élève l’aurait reconnue.&lt;br /&gt;Elle l’aimait vraiment bien  sa tante Mary, son exubérance la faisait rire. Elle était tout ce qu’elle n’avait jamais osé être. Mais de là à sortir en public avec elle, il y avait un pas qu’elle n’était pas prête à franchir...&lt;br /&gt;Betty rejoignait à pas pressés la foule des parents qui attendait devant l’école. Elle en connaissait quelques uns qu’elle salua poliment. Elle serra des mains, fit quelques bises. Ces gens n’étaient pas ses amis mais elle entretenait ces relations avec les autres parents par amour pour ses enfants, persuadée que leurs amitiés étaient conditionnées aux siennes. Il faisait plutôt frais, le vent de novembre s’était levé et semblait s’être installé dans les rues étroites de la petite ville. Betty serra un peu plus les pans de sa veste, elle détestait le froid, surtout le vent qui s’engouffre sous les vêtements sans qu’on puisse rien y faire. Elle détestait la chaleur aussi, d’ailleurs. La sueur était sans doute la chose qui la dégoûtait le plus au monde.&lt;br /&gt;Lorsque le portail s’ouvrit enfin, elle laissa passer la foule de ceux qui se précipitent quand on leur ouvre la porte, sans savoir vraiment pourquoi, dans un élan grégaire qu’elle avait toujours méprisé. Elle entra tranquillement dans l’école et se dirigea vers la classe de son Quentin. Comme chaque jour, elle prit le temps de demander à l'institutrice comment la journée s’était passée, puis elle ressortit, son fils à la main, écoutant attentivement le récit de ses exploits du jour.&lt;br /&gt;Le retour à la fraîcheur de la rue fut plutôt brutal : de l’autre côté du trottoir, tatie Mary, leur faisait de grands signes et appelait de sa plus haute voix «Quentinououououou !».&lt;br /&gt;Betty crut mourir de honte. Elle aurait dû l’enfermer dans la voiture ! Les parents qui sillonnaient les trottoirs alentour ne pouvaient s’empêcher de jeter un oeil curieux, amusé, choqué, libidineux sur Mary qui visiblement ne craignait pas tant le froid que sa nièce.&lt;br /&gt;Quentin quant à lui, à mille lieues de ces considérations bien pensantes, courut vers sa grand-tante qui lui colla un généreux baiser sur la joue et le prit par la main. Betty hurla comme une bête blessée lorsqu’il traversa la rue en courant, laquelle était d’ailleurs tellement embouteillée que les voitures ne bougeaient pas d’un pouce. Le cri de la mère apeurée n’eut donc d’autre effet que de focaliser toutes les attentions sur les joyeuses retrouvailles de Mary et Quentin.&lt;br /&gt;- Pourquoi tu t’es garée si loin maman ?&lt;br /&gt;Betty ne répondit pas. Elle marchait les dents serrées derrière sa tante et son fils qui devisaient joyeusement, main dans la main. Les enfants ont cette chance de savoir accueillir et accepter sans condamner.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mary sentait bien que Betty était gênée par sa présence. Elle se sentait comme une enfant prise en faute à chaque regard que lui lançait sa nièce. Elle n’avait pas les bonnes manières, pas le bon langage, pas l’air qu’il fallait et nulle part d’autre où aller. Tout le monde lui avait tourné le dos, à elle qui l’avait si souvent tendu aux autres. Elle n’était pas stupide, elle voyait bien ce qui se passait mais elle n’avait pas le choix : elle devait coute que coute se faire accepter dans cette famille le temps de se refaire, le temps que son avocat lui récupère ses biens et qu’elle puisse repartir vivre sa vie. En attendant, elle était bien décidée à décoincer tout ce petit monde, et surtout sa cul-cousue de nièce qui voulait régenter la vie de chacun. Elle se croyait bien supérieure la petit Betty avec sa belle maison, ses charmants enfants, son séduisant mari et avec son prénom de pute trisomique !&lt;br /&gt;Mary en connaissait long sur la vie. Elle savait ce que c’était que de travailler pour vivre, de travailler dur pour réussir. Et en un sens, elle avait réussi, seule. Seule elle avait construit sa carrière, elle était devenue célèbre et aimée. Elle s’était levé le cul pour gagner son fric, elle ne devait rien à personne. Combien de fois elle avait pleuré d’épuisement à la fin d’une journée de travail, où son corps malmené la faisait terriblement souffrir, lui rappelant le vrai sens de ce mot : travail. Combien de fois elle avait manqué s’évanouir dans les toilettes, au rappel douloureux de son anus surmené. Combien de fois elle s’était gavée de glace et de tranxene pour faire taire tout ce qui criait en elle.&lt;br /&gt;Sois sage, ô ma douleur, et tiens-toi plus tranquille.&lt;br /&gt;Elle était devenue riche, elle avait beaucoup d’amis et d’admirateurs. Elle faisait la fête très souvent. On l’invitait partout. Jusqu’au jour où elle trouva en Julien l’apaisement, la compréhension, la tendresse, la compassion. Elle n’était plus seule le soir dans son lit. Quelqu’un l’attendait, enfin. Elle connut les baisers et les caresses désinteressées, les confidences sur l’oreiller et les soirées à regarder la télévision.&lt;br /&gt;Elle travaillait toujours autant, mais son Julien l’épaulait, la rassurait.&lt;br /&gt;Pour rien au monde elle n’aurait laissé fuir ce bonheur-là. Cet homme était son homme. Elle l’aimait.&lt;br /&gt;Puis il vida un à un tous ses comptes et sortit de sa vie comme il était apparu, tel un songe. Alors les larmes revinrent, et la douleur. Elle fit tout ce qu’elle put pour quitter ce monde et arriva chez Betty, l’ultime recours, la roue de secours.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6569943533723743083-2163890921517339765?l=ramassemiette.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ramassemiette.blogspot.com/feeds/2163890921517339765/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6569943533723743083&amp;postID=2163890921517339765&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6569943533723743083/posts/default/2163890921517339765'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6569943533723743083/posts/default/2163890921517339765'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ramassemiette.blogspot.com/2010/11/numquamne-familia-mea-quieta-erit.html' title='Numquamne familia mea quieta erit ?  Episode 6'/><author><name>ramasse-miette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16945803633460799250</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_zZ8c-QeVJpo/Su8QzVj0e3I/AAAAAAAAAAM/qWF3PDk76Yk/S220/DotMatrix+0009.png'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6569943533723743083.post-4989789744303272795</id><published>2010-04-17T02:01:00.003+04:00</published><updated>2010-04-17T02:06:29.664+04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='mythologies'/><title type='text'>numquamne familia mea quieta erit ? Episode 5</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le lendemain Benoît partit tôt, comme à son habitude ; ça travaille beaucoup un médecin, c’est un travail important.&lt;br /&gt;Betty laissa un mot près de la tasse qu’elle avait préparée pour sa tante et elle amena les enfants à l’école, passa au pressing, fit quelques courses pour le déjeuner et rentra chez elle, comme d’habitude.&lt;br /&gt;Ce qui la surprit, ce fut de trouver la maison à 10h30 exactement comme elle l’avait laissée à 7h30.... pas de trace de Mary. Il était inconcevable pour Betty qu’un adulte, et a fortiori une femme, puisse dormir au-delà de 8h00.&lt;br /&gt;A pas de loup elle ouvrit la porte de la chambre d’amis. Mary dormait. Recroquevillée en position foetale, elle semblait d’un coup si vulnérable que Betty referma la porte et avec mille précautions, regagna le séjour.&lt;br /&gt;Après le repassage, notre bonne mère de famille s’atela au repas puis elle partit chercher sa progeniture.&lt;br /&gt;Les enfants étaient attablés devant leur saumon en papillote, Valérie chipotait en parlant de son contrôle de math et Quentin expliquait pourquoi il s’était battu avec son copain Xavier. Bref, la routine. Ou presque.&lt;br /&gt;Chacun resta la fourchette suspendue, la bouche ouverte et le regard coi quand apparut en nuisette, echevelée, le teint hâve, l’oeil gonflé, la bouche sèche et l’haleine méphitique, la gentille tata Mary qui tentait de sourire et vint les embrasser comme si de rien n’était.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Tu as dormi tout ce temps ? s’étonna Quentin. Maman ne t’a pas reveillée ? Nous, elle nous réveille toujours, même quand il n’y a pas école. Elle dit que c’est que les paresseux et les inutiles qui restent au lit toute la journée. Parce que personne n’a besoin d’eux. Tu es inutile, toi, tata ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Valérie pouffait. Betty ne laissa pas à sa tante le temps de dire quoi que ce soit, elle lui intima d’aller se débarbouiller et s’habiller pendant qu’elle lui préparerait un café. Non mais, elle n’allait pas commencer à mettre le souk dans son organisation et dans l’éducation de ses enfants, cette... Mais Betty n’arrivait même pas à penser les mots qu’elle ne disait jamais.&lt;br /&gt;Dignement elle débarrassa la table et Mary vint les rejoindre pour le dessert. Elle portait un jean déchiré et un débardeur qui ne laissait rien deviner de sa poitrine généreusement refaite. Betty pensa qu’elle aurait mieux fait de venir en hiver.&lt;br /&gt;- Valérie, Quentin, vous allez vous brosser les dents et mettre vos chaussures, c’est l’heure. J’en ai pour un quart d’heure, Mary.&lt;br /&gt;- A tout à l’heure Tata Mary !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mary attendit sagement le retour de sa nièce, assise sur l’un des tabourets de la cuisine, n’osant rien toucher, regardant autour d’elle avec circonspection ce décor familial qui lui avait toujours échappé.&lt;br /&gt;Puis elle sortit à son tour de la maison, s’assit sur le perron et alluma une cigarette. Elle ne se sentait pas à sa place dans cette famille mais elle n’avait pas eu d’autre endroit où aller. Plus personne ne voulait d’elle, elle avait fait trop de dégats lui disait-on, les ponts avaient été coupés, les cordons sectionnés, elle voguait loin de tout, sans port.&lt;br /&gt;Elle était perdue dans son desespoir quand elle sentit un regard posé sur elle. Elle tourna la tête et croisa le regard d’un homme d’une quarantaine d’années, par dessus le mur mitoyen. Quand elle tourna la tête, et salua le voisin, il disparut, honteux. Elle faisait donc honte à tout le monde ? Qu’était-elle donc ? Un monstre qu’on ne peut regarder en face, sorte de Méduse moderne ? Qui alors aurait de la compassion ? Betty se sentait de trop, elle ne voyait plus à quoi sa vie pouvait bien servir, à part à emmerder tout le monde. Le petit avait raison, elle ne servait à rien, elle faisait honte à sa nièce, peur au voisin. Elle se disait qu’elle n’aurait pas dû se rater comme ça ; ça aurait évité bien du tort.&lt;br /&gt;-C’est mauvais de fumer, Mary !&lt;br /&gt;La voix de Betty la ramena à la réalité. Elle écrasa sa cigarette, se leva et suivit sa nièce à l’intérieur de la maison.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je te fais un autre café ? proposa Betty&lt;br /&gt;- Si tu en prends un avec moi.&lt;br /&gt;Betty jeta un coup d’oeil à l’horloge du séjour.&lt;br /&gt;- Je vais me faire un thé.&lt;br /&gt;Elle prépara les boissons en silence, et porta le plateau sous la véranda, suivie par Mary qui osait à peine respirer.&lt;br /&gt;- Betty, je voulais te dire... euh... je suis désolée..euh... pour tout à l’heure... tu sais, à l’hopital, je dormais beaucoup... j’ai pas eu le temps de prendre le rythme...&lt;br /&gt;- C’est bon, ça va, ne t’en fais pas... ça peut arriver...&lt;br /&gt;Les deux femmes restèrent un moment chacune leur tasse à la main, dans un silence embarrassé. Betty, en bonne hotesse, décida de briser la glace :&lt;br /&gt;- Ca fait longtemps dis-donc... Tu as changé... ça doit faire vingt ans...&lt;br /&gt;- Eh oui ma chérie, fait dire que j’ai pas arrêté de bosser...&lt;br /&gt;A ces mots, Betty eut une moue. Elle appelait ça «bosser» ?? Mary s’en était aperçue :&lt;br /&gt;- Tu sais, c’est du boulot tout ça : les tournages, les photos, les castings, les interviews, les salons... et je faisais aussi beaucoup d’internet entre deux contrats. Tu peux pas comprendre, toi, tu as ta maison, ton mari, tes enfants... tout tourne autour de ça.&lt;br /&gt;- Ce n’est peut-être pas un travail rémunéré mais je t’assure que ça prend du temps de s’occuper d’une famille. Il faut être disponible, à l’écoute... on n’a pas le temps de s’occuper de son nombril.&lt;br /&gt;- Oui, je vois que tu leur consacres beaucoup d’energie. Tu n’as jamais eu envie de travailler ? je veux dire, dehors ?&lt;br /&gt;- J’ai été prof, tu sais, pendant cinq ans.&lt;br /&gt;- Waouh ! j’ai toujours su que tu etais intelligente ! prof de quoi ?&lt;br /&gt;Betty eut un sourire.&lt;br /&gt;- D’histoire-géo.&lt;br /&gt;- La classe ! Mais pourquoi tu as arrêté ? ça ne te plaisait pas ? Ah ! les jeunes d’aujourd’hui...difficile hein ?&lt;br /&gt;- Non non... j’ai préféré m’occuper de Valérie. Comme maman est tombée malade, elle ne pouvait plus la garder et je n’ai pas voulu la laisser à n’importe qui. Alors j’ai arrêté.&lt;br /&gt;- Mais elle est grande maintenant. Et le petit va à l’école. Tu n’as pas envie de retourner travailler ?&lt;br /&gt;- C’est trop tard maintenant.&lt;br /&gt;Betty baissa les yeux sur sa tasse vide et murmura :&lt;br /&gt;- et puis ils ont besoin de moi.&lt;br /&gt;- Eh ben je vais te dire moi, je trouve ça dommage. Tu sais, je dis ce que je pense. Le bon dieu il ne t’as pas donné un cerveau si puissant pour que tu fasses la vaisselle toute la journée. Moi, il m’a donné mon cul, et je l’ai utilisé. C’est vraiment dommage...&lt;br /&gt;- Comme tu dis : c’est dommage.&lt;br /&gt;Elle regarda sa montre.&lt;br /&gt;- Je dois aller chercher les enfants.&lt;br /&gt;- Je peux t’accompagner ?&lt;br /&gt;- Si tu veux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6569943533723743083-4989789744303272795?l=ramassemiette.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ramassemiette.blogspot.com/feeds/4989789744303272795/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6569943533723743083&amp;postID=4989789744303272795&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6569943533723743083/posts/default/4989789744303272795'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6569943533723743083/posts/default/4989789744303272795'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ramassemiette.blogspot.com/2010/04/numquamne-familia-mea-quieta-erit.html' title='numquamne familia mea quieta erit ? Episode 5'/><author><name>ramasse-miette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16945803633460799250</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_zZ8c-QeVJpo/Su8QzVj0e3I/AAAAAAAAAAM/qWF3PDk76Yk/S220/DotMatrix+0009.png'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6569943533723743083.post-8909732900126260801</id><published>2009-12-21T20:34:00.002+04:00</published><updated>2009-12-21T22:07:01.602+04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='mythologies'/><title type='text'>Numquamne familia mea quieta erit ? episode 4</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Sa femme s’affairait aux fourneaux pendant que sa marraine et tante, assise au comptoir, sirotait une vodka orange. Benoit, eut comme un haut le corps lorsqu’il aperçut l’égérie de sa jeunesse dans sa cuisine. Sa jupe plus que fendue laissait apparaître une cuisse apparemment encore ferme que terminait une fesse qu’il connaissait presque mieux que celle de sa propre épouse. A son salut jovial et adolescent, elle se tourna et lui offrit un de ses plus beaux sourires. Il resta stupéfait. Elle lui ouvrit les bras et l’embrassa avec chaleur et affection.&lt;br /&gt;Je suis ravie de faire enfin ta connaissance, Benoit.&lt;br /&gt;Euh, hum, moi aussi, euh.....&lt;br /&gt;Mary, tout simplement. J’ai vu vos petits mais ils sont chacun dans leur chambre ; la timidité.... on fera connaissance pendant le repas.&lt;br /&gt;Benoit restait raide, c’était une femme, presque comme les autres. Plus belle, plus jeune, plus attractive et definitivement plus sexuelle mais sa façon de l’aborder était juste celle d’une femme. A quoi s’attendait-il donc ? Qu’elle se comporte comme dans les films où elle ouvrait la porte au plombier, au facteur, au témoin de Jehovah ? Quel idiot ! Actrice est un métier, il l’avait juste oublié. Ou bien pensait-il qu’il y avait chez ce type de comédienne  un tel investissement physique qu’elle ne pouvait réellement jouer un rôle ? Qu’elle devait être ce qu’elle jouait ? Benoit resta un instant muet devant le paradoxe du comédien ; pour dissimuler son trouble, il s’ouvrit une bière aussi nonchalamment que possible et s’installa sur un tabouret haut à côté de Mary, en face de sa femme.&lt;br /&gt;Alors, le voyage, pas trop long ? vous n’avez pas l’air trop fatiguée...&lt;br /&gt;Mets ça sur le compte du Botox, mon chéri. J’ai voyagé comme une esclave dans un négrier. C’est presque étonnant qu’ils nous mettent pas les uns sur les autres là-dedans. Faut dire, ça faut un bail que j’ai pas voyagé en économique... Franchement, on supporte mieux les voyages quand on est riche !&lt;br /&gt;Ne sachant que répondre, Benoît prit le parti de trinquer.&lt;br /&gt;Et toi, Betty, tu ne bois rien ?&lt;br /&gt;Tu vois bien que je suis en train de cuisiner. Je prendrai un verre avec vous pendant le repas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Apres une demie heure de bavardages insipides dont l’aspect abscons cachait à peine une volonté polie de détendre l’atmosphère et surtout une peur gigantesque du silence, la famille se trouvait à table, au grand complet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Valérie faisait clairement la tête, parce qu’on lui avait refusé l’autorisation d’aller au concert des Tamèrelapute samedi soir avec des copains. Du coup, elle ne pipa pas un mot de tout le repas.&lt;br /&gt;Quentin, par contre, était en verve et surtout en paroles. Du haut de ses cinq ans, il bombarda Mary de questions.&lt;br /&gt;Tu dormiras à la maison ? Combien de dodo tu vas faire avec nous ?&lt;br /&gt;Euh, je ne sais pas encore... je vais rester quelques nuits, le temps qu’on fasse connaissance.&lt;br /&gt;Maman m’a dit que t’es ma tata...&lt;br /&gt;C’est vrai, je suis la tata de ta maman, donc je suis aussi ta tata.&lt;br /&gt;Pourquoi qu’on se connaît pas, alors, si t’es ma tata ? demanda-t-il, méfiant.&lt;br /&gt;Tu sais mon chéri, intervint Betty, Mary a beaucoup voyagé pour son travail, elle n’avait pas le temps de s’arrêter. Maintenant, elle a arrêté son travail, donc elle prend du temps pour venir nous voir.&lt;br /&gt;Quentin se tourna vers sa soeur, sa complice de toujours ; la spécialiste des interventions inopinées et inopportunes qui le ravissaient tant elles mettaient tout le monde mal à l’aise.&lt;br /&gt;Mais Valérie boudait, définitivement. Elle ne leva pas même le nez de son assiette.&lt;br /&gt;Il devait se débrouiller seul.&lt;br /&gt;C’est quoi ton métier, tata ?&lt;br /&gt;J’étais actrice. Je voyageais beaucoup.&lt;br /&gt;Benoit toussa. Betty s’essuya la bouche d’un air contrit.&lt;br /&gt;Tu as fait des films ? tu connais des stars ? Dis, tu connais Lucky Luke ?&lt;br /&gt;Tu n’as pas vu les films de Mary, Quentin, tu es trop petit. Et Lucky Luke n’existe pas réellement, c’est un dessin, raisonna la mère de famille.&lt;br /&gt;NOOOON ! Lucky Luke existe en vrai ! je le sais, moi ! et toi tu sais pas ! Et puis j’ai vu les films de Mary, moi ! hurla Quentin.&lt;br /&gt;Cris qui valurent au jeune Quentin exclusion de table et isolement dans sa chambre. C’était comme cela chez les Guerier-Rocquebert, on ne plaisantait pas avec ce qui avait droit d’existence, ni avec la culture en général.&lt;br /&gt;Restèrent à table une adolescente taciturne et un couple peu à l’aise avec les actrices porno rangées des voitures qui s’invitaient à leur table.&lt;br /&gt;Tu penses rester combien de temps ? demanda Betty comme si de rien n’était.&lt;br /&gt;Benoit la coupa :&lt;br /&gt;Elle restera autant qu’elle voudra, elle fait partie de la famille, ma chérie.&lt;br /&gt;Il n’utilisait jamais autant d'hypocoristiques que lorsqu’il devenait fourbe. Il voulait garder Mary le plus longtemps possible , il n’aurait su dire pourquoi exactement mais il souhaitait garder son rêve de jeunesse près de lui, contre son coeur, comme si la rémanence de ce personnage qu’elle avait incarné pour lui avait arrêté le temps, l’avait rajeunit même, réouvrant d’un coup le champ des possibles.&lt;br /&gt;Betty ne pouvait qu’acquiescer à cette déclaration, ce qu’elle fit, en femme bien éduquée.&lt;br /&gt;Mary ajouta :&lt;br /&gt;Vous savez, tous les deux, après ce que je viens de passer, j’ai vraiment besoin de repos. J’ai besoin de m’éloigner de mon milieu, de la ville. Ici c’est l’idéal, personne ne me connaît, c’est tellement paumé.&lt;br /&gt;Sa nièce apprécia le compliment qu’elle fit passer avec une gorgée de Chateau Lafitte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    Le repas s’acheva dans le calme, chacun s’escrimant à trouver des banalités alors que chacun avait en vérité tant à dire. On resta à examiner son assiette comme si elle recelait des trésors. Puis Betty débarrassa, ce qui donna à chacun le signal pour rejoindre sa chambre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6569943533723743083-8909732900126260801?l=ramassemiette.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ramassemiette.blogspot.com/feeds/8909732900126260801/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6569943533723743083&amp;postID=8909732900126260801&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6569943533723743083/posts/default/8909732900126260801'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6569943533723743083/posts/default/8909732900126260801'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ramassemiette.blogspot.com/2009/12/numquamne-familia-mea-quieta-erit.html' title='Numquamne familia mea quieta erit ? episode 4'/><author><name>ramasse-miette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16945803633460799250</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_zZ8c-QeVJpo/Su8QzVj0e3I/AAAAAAAAAAM/qWF3PDk76Yk/S220/DotMatrix+0009.png'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6569943533723743083.post-1831886044524900026</id><published>2009-10-28T19:28:00.005+04:00</published><updated>2009-10-28T21:07:23.159+04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='mythologies'/><title type='text'>Numquamne familia mea quieta erit ? /episode 3</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pendant que Betty préparait un café pour Mary, assise à la table familiale, Benoit prenait une douche. Il se shampooinait les cheveux avec grand soin : il avait lu Kundera. Dans une heure, il serait de retour à la maison, et enfin il rencontrerait celle qu'il se plaisait à appeler sa "belle tante", l'une des héroines de sa jeunesse libidineuse.&lt;br /&gt;Quand sa femme lui avait annoncé cette incroyable visite, il a été sincèrement surpris et tout aussi sincèrement il s'est inquiété pour Betty. La proximité de Marie était-elle vraiment une bonne chose pour elle ? Cela ne risquait-il pas de déterrer d'anciennes querelles, de rouvrir d'anciennes blessures ? Il avait bien failli la perdre quand elle avait découvert ce qu'il faisait sur internet dès qu'il avait cinq minutes. Il était presque mort de honte devant la mère de ses enfants quand il avait dû avouer qu'il était un habitué des rencontres virtuelles, un forcené de la webcam.&lt;br /&gt;Apres les pleurs, les cris, les insultes, elle avait recouvré la raison, lui avait enjoint de se faire soigner, avait même résilié l'abonnement au haut débit (il avait fallu faire croire à Valérie que le cable qui reliait la maison au monde entier avait été rongé par les taupes...). Il avait accepté toutes les conditions de son épouse : son téléphone, son ordinateur, ses poches bien sûr faisaient régulièrement l'objet d'une fouille en règle ; il avait vu un psy au moins trois ou quatre fois ; bref, il était devenu irréprochable : le mari parfait, enfin.&lt;br /&gt;Puis Quentin est arrivé. L'enfant de la réconciliation, l'enfant-cicatrice, qui rappelle aussi bien la guérison que la blessure.&lt;br /&gt;Mais au fond de lui, Benoit ne se sentait ni malade, ni dépendant, ni particulièrement pervers. Il avait juste des besoins que Betty, même avec toute la bonne volonté du monde, ne pouvait combler. Il l'aimait, là n'était pas le problème, mais il aimait aussi être un autre, rencontrer des femmes consentantes, jouer au jeu pipé de la séduction facile, téléphonée, se sentir désiré, convoité,  irresistible. Il avait le sentiment d'avoir besoin de cela pour être entièrement lui-même. Pour lui, l'équilibre passait par l'acceptation de son côté obscur. Il était double, il avait fini par se rendre à l'évidence : il lui fallait Betty, l'amour de sa vie, et les autres, celles qui combleraient tous ses désirs. Faire un choix ? Pourquoi faire un choix ? Pourquoi toujours renoncer à quelque chose ? Benoit le savait, il pouvait toutes les rendre heureuses et il le ferait. Il n'est pas d'homme plus heureux que celui qui a trouvé son rôle sur cette terre.&lt;br /&gt;Il a noué sa cravate, repris sa sacoche de médecin, et a quitté l'hotel, le coeur leger et les bourses vides.&lt;br /&gt;Dans la voiture, il sifflotait en écoutant la fréquence pour &lt;span style="font-style: italic;"&gt;djeun's&lt;/span&gt; que Valérie remettait invariablement dès qu'elle s'installait sur le siège passager. D'humeur guillerette, il n'a même pas remis France Culture comme il le faisait en général, en pestant contre cette musique électronique qui rendrait sa fille sourde ou conne.&lt;br /&gt;Il se sentait fébrile en poussant la porte de la cuisine. Toute l'excitation des jeunes années le reprenait. Il allait enfin la voir, en vraie, en chair et en muqueuses ; il redevenait l'adolescent groupie, il essayait de calmer la formidable érection qu'il ne maîtrisait  plus. Il prit une grande inspiration, se rappela qu'il était là Benoit Guerier, médecin de son état, heureux mari de Betty, père de deux charmants enfants.&lt;br /&gt;- Salut les filles ! dit-il d'un air trop décontracté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A SUIVRE ...&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6569943533723743083-1831886044524900026?l=ramassemiette.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ramassemiette.blogspot.com/feeds/1831886044524900026/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6569943533723743083&amp;postID=1831886044524900026&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6569943533723743083/posts/default/1831886044524900026'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6569943533723743083/posts/default/1831886044524900026'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ramassemiette.blogspot.com/2009/10/numquamne-familia-mea-quieta-erit_28.html' title='Numquamne familia mea quieta erit ? /episode 3'/><author><name>ramasse-miette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16945803633460799250</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_zZ8c-QeVJpo/Su8QzVj0e3I/AAAAAAAAAAM/qWF3PDk76Yk/S220/DotMatrix+0009.png'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6569943533723743083.post-9213229238016301983</id><published>2009-10-17T19:56:00.006+04:00</published><updated>2010-04-17T02:07:20.260+04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='mythologies'/><title type='text'>Numquamne familia mea quieta erit ? /episode 2</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ce matin-là, c'était le 18 mai, il pleuvait des chiens et des chats. Betty a déposé Quentin à l'école et Valérie au collège sans presque s'en rendre compte tant elle était préoccupée. Elle est arrivée très en avance à l'aéroport, le temps de lire le quotidien, de boire un café, de vérifier quatre fois son maquillage dans le miroir des toilettes, d'acheter à la boutique un chiot en peluche et un tube de rose à lèvres ultra brillant au cas où sa marraine aurait oublié de prévoir un cadeau pour les enfants, et une bouteille de whisky pour son mari... au cas où... on ne sait jamais, on n'est jamais torp prévoyant... Betty pensait toujours à tout, tout le temps ; du coup, sa famille se dispensait souvent de penser, tout court. Cette redoutable organisatrice préparait les affaires de chacun le soir, les mettait dans la voiture, beurrait les tartines, mettait le sucre dans le café qu'elle tournait, prémâchait tout, sauf le steak.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A 8h55, l'écran a enfin affiché la terrible nouvelle : l'avion avait atterri, un vol sans avaries, avec à son bord Marie, qui, si souvent femme varie, ne variait que d'apparence, mais fréquemment.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Betty s'était imaginé mille visages, mille accoutrements les plus impossibles les uns que les autres et en secret elle avait prié pour que sa tante arrive incognito, se fondant dans la masse des autres mortels du vol AF 687.&lt;br /&gt;Elle-même se tenait un peu en retrait de la foule qui attend toujours aux arrivées d'avions. Chaque fois que la porte s'ouvrait, elle se haussait un peu sur la pointe de ses ballerines, tendait le cou, levait le nez, prête à lever le bras en direction du nouvel arrivé puis elle laissait tout retomber, sauf le sourire qu'elle s'était accroché au visage.&lt;br /&gt;- Betty ! Bonjour ! Vous attendez quelqu'un ? ça fait un bail qu'on ne s'est pas vu ! depuis le dîner chez les Matthieu, je crois. Comment allez-vous ?&lt;br /&gt;Betty se retourna vivement. Elle avait en face d'elle le nouveau DRH de BioSanté, collègue et ami récent de son mari. Tout en priant pour que Mary ne débarque pas à ce moment-là, elle répondit qu'elle attendait sa vieille tante malade. Et comme les vieilles tantes malades n'intéressent pas les DRH blonds au sourire pepsodent, le Jean-Pierre formula une politesse quelconque et s'en alla voir ailleurs si Betty n'y était pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme Betty vérifiait que l'importun s'éloignait bien, elle se fit brusquement prendre par la taille et sa joue reçue une bise magistrale. Elle ne l'avait pas vue arriver.&lt;br /&gt;Elle était aussi grande que dans ses souvenirs, toujours aussi blonde et terriblement jeune. Ses cheveux lui descendaient plus bas que sa jupe léopard et sa frange soulignait ses grand yeux noirs. Son sourire laissait briller un diamant incrusté dans son incisive. Eblouie, Betty baissa les yeux et découvrit de vertigineux escarpins vernis. Finalement, elle s'était fait des idées, Marie n'était pas si excentrique que sa filleule l'avait craint.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lorsqu'elle retrouva l'usage de la parole, Betty lui fit les politesses et voeux de bienvenue d'usage et l'embarqua dans son monospace de mère de famille.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A SUIVRE ...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6569943533723743083-9213229238016301983?l=ramassemiette.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ramassemiette.blogspot.com/feeds/9213229238016301983/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6569943533723743083&amp;postID=9213229238016301983&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6569943533723743083/posts/default/9213229238016301983'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6569943533723743083/posts/default/9213229238016301983'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ramassemiette.blogspot.com/2009/10/numquamne-familia-mea-quieta-erit.html' title='Numquamne familia mea quieta erit ? /episode 2'/><author><name>ramasse-miette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16945803633460799250</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_zZ8c-QeVJpo/Su8QzVj0e3I/AAAAAAAAAAM/qWF3PDk76Yk/S220/DotMatrix+0009.png'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6569943533723743083.post-3986858548440554218</id><published>2009-08-22T21:30:00.003+04:00</published><updated>2009-10-17T19:39:51.355+04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='mythologies'/><title type='text'>Numquamne familia mea quieta erit ?</title><content type='html'>- Elle est comment, maman ? a demandé Quentin, elle est très vieille ?&lt;br /&gt;- Comment ça se fait qu'on la connaisse même pas ? C'est notre famille quand-même ! lui a reproché Valérie.&lt;br /&gt;- Vous savez, ça fait longtemps que je ne l'ai pas vue ; mais quand  j'étais enfant, on était très proches. Elle n'a que 50 ans, ce n'est pas très vieux, Quentin... Vous savez, parfois les gens se perdent de vue, et puis se retrouvent... Marie a eu une carrière tres... tres prenante ; elle n'a pas eu trop de temps à accorder à sa famille et puis, c'est compliqué voilà.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Betty a du mal a expliquer à ses enfants, Quentin 5ans et Valérie l'insupportable adolescente, pourquoi elle n'a pas vu sa tante et marraine depuis ses 16 ans, pourquoi sa mère lui a interdit de lui parler, de l'appeler, pourquoi elle n'est plus jamais repassée la voir à la maison. Elle repense aux rares cartes postales qu'elle a pu avoir avant que sa mère ne les intercepte, aux quelques mails echangés aux anniversaires, à noel, aux faire-parts et cadeaux de naissance. Bref, leur relation s'est franchement distendue depuis que Marie a été declarée &lt;span style="font-style: italic;"&gt;persona non grata&lt;/span&gt; dans la trop respectable famille Rocquebert et Betty n'a pas fait grand-chose pour garder le lien avec sa paria de tante.&lt;br /&gt;Et voilà qu'un beau jour, il y a une semaine exactement, Marie a téléphoné, elle sortait de trois mois de maison de repos après un cocktail de médicaments et de rhum qui aurait dû l'envoyer au tapis sans sa providentielle femme de ménage. Elle lui a dit tout ça comme Betty lui demandait des nouvelles, destabilisée par ce subit retour. Alors Betty, la trop généreuse Betty, l'irrefléchie Betty a prononcé ces mots aussitôt regrettés :&lt;br /&gt;- Viens donc passer quelques jours à la maison, ça te fera du bien d'être dans le calme, à la campagne. Et puis ça fait un sacré bout de temps qu'on ne s'est pas vues toutes les deux, tu ne connais même pas les enfants. Je te présenterai Benoit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le lendemain, Marie annonçait son arrivée le mardi suivant par l'avion de 9 heures.&lt;br /&gt;Depuis, Betty dort peu, mange à peine, s'escrime à ne pas trop en dire sur sa tante tout en en disant assez pour que rien n'ait l'air suspect.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A SUIVRE...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6569943533723743083-3986858548440554218?l=ramassemiette.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ramassemiette.blogspot.com/feeds/3986858548440554218/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6569943533723743083&amp;postID=3986858548440554218&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6569943533723743083/posts/default/3986858548440554218'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6569943533723743083/posts/default/3986858548440554218'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ramassemiette.blogspot.com/2009/08/numquamne-familia-mea-quieta-erit.html' title='Numquamne familia mea quieta erit ?'/><author><name>ramasse-miette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16945803633460799250</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_zZ8c-QeVJpo/Su8QzVj0e3I/AAAAAAAAAAM/qWF3PDk76Yk/S220/DotMatrix+0009.png'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6569943533723743083.post-1938465076711659137</id><published>2009-07-05T21:20:00.003+04:00</published><updated>2009-07-05T22:27:41.157+04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='les aventures de miette au pays des humains'/><title type='text'>Miette et son environnement toxique.</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Miette aurait pu prendre la décision de se faire les ongles tous les jeudis, comme sa soeur, ou d'arrêter pour de bon de manger le gras du jambon, de boire de l'alcool ou d'avoir des lectures plus intelligentes, de passer moins de temps devant l'ordinateur, de faire du sport ou d'arrêter de jurer au moindre pretexte. Mais non, Miette est trop paresseuse, gourmande, futile, encore paresseuse et même emportée. Alors, ne reculant devant aucune facilité, elle a décidé dans un élan d'ambition démesurée et d'energie hors du commun de rassembler quelques papiers (elle a dû demander à la secretaire de retrouver pour elle ceux qu'elle avait perdus)et même d'écrire une lettre de motivation.&lt;br /&gt;Tout cet air brassé en vue de postuler à un poste "susceptible d'être vacant" qui lui aurait permis pendant un an au moins d'échapper à la dictature de sa supérieure hierarchique qui telle une mitose anarchique pourrit tout ce qu'elle touche. Dans un souci de respecter son anonymat (auquel elle ne tient pas en général), nous l'appellerons Mitose Rappelez-vous Vian et sa Framboise ...&lt;br /&gt;Miette donc, aussi motivée qu'un jeune cadre dynamique, les dents aiguisées comme un requin de la finance, s'en va présenter son dossier à sa chef qui doit y apposer un avis entre "défavorable" et "tres favorable". Elle arbore son plus bel ultrabright, tout ratelier dehors, étincelant comme l'auréole qui nimbe l'enfant jésus, elle faux-culte tout ce qu'elle peut, elle veut avoir sa chance de s'évader de cette prison pendant une petite année alors elle rameute toute l'hypocrisie qu'elle peut et se la colle sur la tronche. Elle a toutes ses chances de l'avoir ce putain de poste, faut juste que sa pas-si-supérieure-que-ça y mette un avis tres favorable ; elle veut tellement se barrer qu'elle se sent pousser une sorte de super pouvoir capable d'imprimer ces desirs à son environnement. Et puis surtout, elle sait que la chef, elle serait trop contente de se débarrasser de cette Miette qui lui colle à la molaire, qui se fiche entre ses ratiches et fait pas joli joli devant le beau monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Bonjour, Madâme, compte-t-elle fleurette. Je viens vous praisanter mon dôssier de candidature pour le poste en-dehors de votre zone d'action et de malfaisance.&lt;br /&gt;-Bonjour, Mle Miette. Je vous préviens, je vais mettre "avis reservé", laisse tomber l'omnipotente.&lt;br /&gt;-Mais pour pour pourquoi ?&lt;br /&gt;-L'appel à candidature est arrivé bien tard. J'ai déjà tout prévu pour l'année prochaine. Votre départ chamboulerait toute mon organisation, expose doctement la toute puissante maîtresse du sort de la pauvre Miette."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Là, Miette a une pensée pour toutes ces femmes qui ne changent pas de mari parce qu'elles aiment trop leur maison, leur jardin, leur quartier, leur cuisine, la friteuse de la mère de monsieur qu'elles devraient quitter... Vous avez du mal à me suivre ? C'est juste que le côté "ah non, ça chamboulerait mon organisation" renvoie indeffectiblement notre Miette à un univers étriqué, mesquin, qui lui donne des envies de tout casser.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Revenons à notre entretien tumultueux :&lt;br /&gt;Miette s'insurge mais reste mielleuse, voire larmoyante, elle sort tous ces arguments. La bataille fait rage. La chef assene quelques mensonges que Miette pare bravement. Avec l'aide d'une collègue mais néanmoins amie qui se trouvait engluée dans la même mélasse, Miette obtient un avis tres favorable.&lt;br /&gt;"Mais attention, si je vous mets "très favorable", ratiocine la vilaine, je vous retire le projet sur lequel vous avez commencé à travailler cette année et que vous vouliez poursuivre l'an prochain."&lt;br /&gt;Miette opère alors un rappel de vocabulaire : postuler ne signifie pas être recruté. Il serait plus sage d'attendre la réponse avant de prendre des décisions éhontées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rasserenée, Miette attend les résultats, en ne croyant que mollement aux tentatives d'intimidation de Mitose. En effet, il n'y aurait aucune logique à lui retirer un projet si elle reste sur place pour le conduire, sachant que personne ne peut la remplacer si elle l'abandonne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Eh bien, savez-vous ce qui arriva ? Ce ne fut point le serpent qui creva (un carambar à celui ou celle qui retrouve l'allusion). Le poste "susceptible d'être vacant" n'a pas été évacué par celui qui l'occupait. En revanche, Miette a été démise de son projet, sans autre forme de procès. Elle restera dans ses fonctions l'an prochain mais sans la possibilité de mener à son terme ce qu'elle avait dejà bien entamé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le plus triste dans cette histoire, ce sont les usagers, je n'en ai pas parlé, mais ils s'attendent à poursuivre le travail commencé, ils sont motivés, ils y croient, ils se sont investis et veulent s'investir encore.&lt;br /&gt;La Tres Hierarchique Mitose les a sacrifiés sur l'autel de sa fatuité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6569943533723743083-1938465076711659137?l=ramassemiette.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ramassemiette.blogspot.com/feeds/1938465076711659137/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6569943533723743083&amp;postID=1938465076711659137&amp;isPopup=true' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6569943533723743083/posts/default/1938465076711659137'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6569943533723743083/posts/default/1938465076711659137'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ramassemiette.blogspot.com/2009/07/miette-et-son-environnement-toxique.html' title='Miette et son environnement toxique.'/><author><name>ramasse-miette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16945803633460799250</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_zZ8c-QeVJpo/Su8QzVj0e3I/AAAAAAAAAAM/qWF3PDk76Yk/S220/DotMatrix+0009.png'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6569943533723743083.post-1684181402601532083</id><published>2009-04-19T17:55:00.002+04:00</published><updated>2009-04-19T17:58:02.174+04:00</updated><title type='text'>Un couple bien assorti</title><content type='html'>Envie de parler de couples, plus ou moins bien assortis....&lt;br /&gt;et puis non, regardez un peu ces deux-là, et tout est dit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;object name="iLyROoaftash" id="iLyROoaftash" type="application/x-shockwave-flash" data="http://sa.kewego.com/swf/p3/epix.swf" width="400" height="300"&gt; 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&lt;a href="http://video.mytaratata.com/search/?q=52"&gt;52&lt;/a&gt; &lt;a href="http://video.mytaratata.com/search/?q=fitzgerald"&gt;fitzgerald&lt;/a&gt; &lt;a href="http://video.mytaratata.com/search/?q=summertime"&gt;summertime&lt;/a&gt; &lt;a href="http://video.mytaratata.com/search/?q=gershwin"&gt;gershwin&lt;/a&gt; &lt;a href="http://video.mytaratata.com/search/?q=horner"&gt;horner&lt;/a&gt; &lt;a href="http://video.mytaratata.com/search/?q=boy georges"&gt;boy georges&lt;/a&gt; &lt;a href="http://video.mytaratata.com/search/?q=funk soul jazz"&gt;funk soul jazz&lt;/a&gt; &lt;a href="http://video.mytaratata.com/search/?q=yvette horner"&gt;yvette horner&lt;/a&gt; &lt;a href="http://video.mytaratata.com/search/?q=hurner"&gt;hurner&lt;/a&gt; &lt;a href="http://video.mytaratata.com/search/?q=yvette hurner"&gt;yvette hurner&lt;/a&gt; &lt;a href="http://video.mytaratata.com/search/?q=orner"&gt;orner&lt;/a&gt; &lt;a href="http://video.mytaratata.com/search/?q=yvette orner"&gt;yvette orner&lt;/a&gt; &lt;a href="http://video.mytaratata.com/search/?q=summer time"&gt;summer time&lt;/a&gt;     &lt;/div&gt;    &lt;div style="text-align: right;"&gt;        &lt;a href="http://video.mytaratata.com/video/iLyROoaftash.html"&gt;Video&lt;/a&gt; de &lt;a href="http://video.mytaratata.com/search/?q=user:mytaratata"&gt;mytaratata&lt;/a&gt;    &lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6569943533723743083-1684181402601532083?l=ramassemiette.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ramassemiette.blogspot.com/feeds/1684181402601532083/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6569943533723743083&amp;postID=1684181402601532083&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6569943533723743083/posts/default/1684181402601532083'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6569943533723743083/posts/default/1684181402601532083'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ramassemiette.blogspot.com/2009/04/un-couple-bien-assorti.html' title='Un couple bien assorti'/><author><name>ramasse-miette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16945803633460799250</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_zZ8c-QeVJpo/Su8QzVj0e3I/AAAAAAAAAAM/qWF3PDk76Yk/S220/DotMatrix+0009.png'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6569943533723743083.post-8375762294024731903</id><published>2009-04-09T21:09:00.003+04:00</published><updated>2009-04-09T21:18:02.032+04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Rêves et réalités'/><title type='text'>voyage voyage</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ce matin, je me suis réveillée plus fatiguée que je ne m'étais couchée... logique, j'ai pas mal voyagé dans la nuit.&lt;br /&gt;Suite au decès de ma grand-mère, ma mère a voulu que mon père et moi-même l'accompagnions en Algérie. Je n'avais aucune envie de la suivre, parce que mon petit copain restait en France. J'ai invoqué tous les pretextes possibles, en vain. Toutefois, quand à contre-coeur je me suis assise dans l'avion, ma mère m'a appris qu'on resterait environ deux semaines au bled. Le problème, c'est que je n'avais emporté qu'un pantalon et un t-shirt car je pensais qu'on ne resterait que jusqu'au lendemain. J'ai donc dû sortir de l'avion pour rentrer preparer d'autres affaires. Du coup, j'ai obtenu ce que je voulais.&lt;br /&gt;Mais de retour à la maison, j'ai perdu beaucoup de temps à trouver un vol pour rejoindre mes parents. J'ai quand-même eu le temps d'embrasser mon petit ami, il etait grand et avait les cheveux longs.&lt;br /&gt;En fin de compte, je me suis retrouvée en Algérie, dans un magasin d'electromenager à choisir une radio pour ma grand-mère. La vendeuse était une cousine. En même temps, j'avais l'impression que tous les gens que je croisais faisaient partie de ma famille...&lt;br /&gt;Bizarre bizarre tout ça. Tais-toi Sigmund, je me passe de tes commentaires !&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6569943533723743083-8375762294024731903?l=ramassemiette.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ramassemiette.blogspot.com/feeds/8375762294024731903/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6569943533723743083&amp;postID=8375762294024731903&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6569943533723743083/posts/default/8375762294024731903'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6569943533723743083/posts/default/8375762294024731903'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ramassemiette.blogspot.com/2009/04/voyage-voyage.html' title='voyage voyage'/><author><name>ramasse-miette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16945803633460799250</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_zZ8c-QeVJpo/Su8QzVj0e3I/AAAAAAAAAAM/qWF3PDk76Yk/S220/DotMatrix+0009.png'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6569943533723743083.post-6353406055840403121</id><published>2009-03-17T10:13:00.002+04:00</published><updated>2009-03-17T10:17:56.632+04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='culture(s)...'/><title type='text'>Défense et Illustration de la langue française</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Parmi toutes les expressions imagées de notre belle langue, il en est une qui me plait particulièrement, dont je me délecte régulièrement. Cette expression est certes un brin triviale, d'aucun mauvais coucheurs la qualifieront de vulgaire... moi je la trouve tout simplement ... expressive, forte, percutante, pertinente malgré une tendance à l'opacité pour certains. Ceux qui n'ont pas une once de poésie, d'ironie ou d'humour dans leur vie (et ils sont légion) ne la comprennent tout bonnement pas et m'ouvrent de grand yeux effarés lorsque, tel un diamant brut, elle choit de mes lèvres. C'est là d'ailleurs un de mes grands plaisirs : prononcer cette expression face à des gens dont je sais qu'elle coupera le souffle pendant une ou deux secondes. Cette expression merveilleuse a le talent, lorsqu'elle tombe dans une oreille, de faire béer la bouche.&lt;br /&gt;Cette expression, je vous la livre brut de brut, attention Ginette, accroche-toi à ta petite culotte, c'est....&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 255, 51);"&gt;"Touche à ton cul t'auras des verrues"&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;Eh oui, cette petite expression toute simplette en même un peu enfantine peut choquer certains tenants de la bonne morale. Quand je la prononce, on me regarde en coin, souvent l'on sourit un peu d'un air de dire "Ah, cette Miette, elle n'a aucune idée des bienséances et des niveaux de langue, mais elle nous fait bien rigoler".&lt;br /&gt;Il arrive aussi que mon interlocuteur me fixe un instant, craignant d'avoir mal saisi ce qui vient de sortir de ma bouche... c'est là que je commence à jubiler... car le quidam qui m'interroge des prunelles n'a en général jamais encore ouï cette expression et se demande, pour sûr, pourquoi je lui parle de son cul ! eh oui, les gens auxquels je parle n'ont en général pas un pet de mouche de second degré. Je les vois qui se demandent comment je sais qu'ils ont au cul des verrues, ce dont à vrai dire je me fiche comme d'une guigne. Parfois aussi ils sont outrés : "Moi ? toucher mon cul ? ah non, jamais ! "&lt;br /&gt;Après les quelques secondes de silence interrogateur ou choqué que j'ai laissées filer avec un plaisir sans pareil, je reprends la conversation en souriant ; parfois je vais jusqu'à expliciter l'emploi de cette expression qui ne signifie rien d'autre que "c'est cela oui", "tu peux toujours courir" ou "tu me prends pour une idiote ?". Mais je dois avouer que la reprise à but explicatif que je fais de mon expression favorite est en général plutôt ironique, de manière que mon interlocuteur, rasséréné (il a compris que je ne lui parle pas de ce cul qu'il ne touche pas de peur d'avoir des verrues), ne se sente nullement agressé par mon refus ou la fin de non recevoir que je lui oppose.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref, je vais mettre un terme à mes élucubrations. On peut penser que je n'avais pas grand chose à dire aujourd'hui. C'est peut-être vrai. J'avais juste envie de discourir sur notre belle langue et sur les possibilités qu'elle offre.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;br /&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6569943533723743083-6353406055840403121?l=ramassemiette.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ramassemiette.blogspot.com/feeds/6353406055840403121/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6569943533723743083&amp;postID=6353406055840403121&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6569943533723743083/posts/default/6353406055840403121'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6569943533723743083/posts/default/6353406055840403121'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ramassemiette.blogspot.com/2009/03/defense-et-illustration-de-la-langue.html' title='Défense et Illustration de la langue française'/><author><name>ramasse-miette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16945803633460799250</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_zZ8c-QeVJpo/Su8QzVj0e3I/AAAAAAAAAAM/qWF3PDk76Yk/S220/DotMatrix+0009.png'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6569943533723743083.post-6673088324758314976</id><published>2009-02-13T20:42:00.005+04:00</published><updated>2009-02-27T22:26:39.060+04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='mythologies'/><title type='text'>Un vrai cordon bleu !</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ca leur plaît. Ils aiment. Ils adorent. Regarde comment François imbibe son pain de sauce, s'en mouille le bout des doigts. Les dents de Cynthia broient la viande avec application, on entend jusqu'au bruit que fait sa salive en se mélangeant à la nourriture. Les convives mastiquent, écrasent, hachent la chair rosée. De temps en temps une langue rose cherche sur une lèvre humide et grasse un morceau qui manque s'échapper. Par l'interstice qui s'ouvre par moments entre deux mâchoires, le regard indiscret peut voir tourner dans une bouche les aliments réduits en bouillie.&lt;br /&gt;Julia ne mange pas. Elle observe ses amis qui se délectent du goulasch qu'elle a préparé pour eux. Elle joue avec le pied longiligne de son verre. Elle sourit. Les compliments pleuvent.&lt;br /&gt;- Dis-donc Juju, qu'est-ce que c'est bon !&lt;br /&gt;- Un vrai cordon bleu ma petite femme !&lt;br /&gt;Pierre lâche un instant sa fourchette pour passer sa main dans le dos de Julia. Elle frissonne.&lt;br /&gt;Et Pierre de raconter, fier et amoureux, comment son épouse s'enferme dans la cuisine pendant des heures chaque fois qu'elle confectionne un de ces petits plats qui ravissent tant leurs amis.&lt;br /&gt;- J'ai toujours rêvé d'une femme qui me chasse de la cuisine, et qui dise toujours oui quand j'ai envie d'elle !&lt;br /&gt;- C'est vrai, t'es tombé sur la perle rare mon cochon !&lt;br /&gt;Cynthia rit. Elle a un peu sauce au coin gauche de sa bouche qu'elle ouvre si grand qu'on peut voir qu'elle n'a pas fini de mastiquer un morceau de viande mélangé à du pain.&lt;br /&gt;François, l'ami de toujours, le copain d'école puis d'université. Pas deux doigts de finesse. Aucune délicatesse. Célibataire depuis Mathusalem, au moins. Et pour les siècles des siècles, amen.&lt;br /&gt;Julia sourit toujours, tend la main vers François. Il lui donne son assiette. Elle le ressert. Elle ne répond jamais aux provocations de son mari, ni à celles de son ami. Il y a bien longtemps qu'elle a cessé de parler de ses principes avec eux. Féministe jusqu'au bout des ongles, elle n'aurait jamais laissé passer de tels propos dans un dîner en ville ni à l'hôpital où elle travaille. Elle n'abdique pas son engagement ; elle le met en sommeil lors des repas avec François et Cynthia, leurs plus proches amis.&lt;br /&gt;Elle ne mange toujours pas. Autour de la table, les potins vont bon train. Cynthia parle de sa DRH qui s'habille si mal, qui est grande, qui est blonde, que tout le monde regarde surtout son abruti de mari quand il l'attend en voiture à la sortie du travail. François raconte comment il a  mouché son collègue Fred, celui qui a une voiture de sport qui coûte un an de salaire. C'est sûr, ses gosses n'ont rien à bouffer, et puis ils feront pas d'étude. Pierre donne la réplique, à l'un, à l'autre, parfois aux deux qui parlent en même temps. Il est heureux, lui, de travailler seul dans son cabinet d'architecte.&lt;br /&gt;- Au moins, t'as pas de souci avec tes collègues.&lt;br /&gt;- C'est clair. Je gère mes clients, mon emploi du temps comme je l'entends. Personne pour m'emmerder...&lt;br /&gt;Il glisse un regard par en-dessous à Julia. Encore une blague pourrie. Elle continue de sourire. Depuis le début du repas, elle n'a pas décroché un mot. Ni mangé.&lt;br /&gt;- Ca ne va pas ma bichette ? tu n'as rien mangé.&lt;br /&gt;- Pourtant, c'est délicieux ! encourage Cynthia qui suinte le gras par tous les pores de sa peau.&lt;br /&gt;- Vous savez, quand on cuisine...&lt;br /&gt;- C'est vrai, quand on cuisine on n'a plus faim après. C'est toujours comme ça pour moi : je goûte, je regoûte, je rectifie l'assaisonnement, je goûte encore....&lt;br /&gt;C'est formidable, les amis, on n'a même pas besoin de finir ses phrases avec eux, ils le font pour vous.&lt;br /&gt;Ceux-là se fichent bien qu'elle n'ait pas pipé mot de tout le repas, du moment qu'elle l'a préparé.&lt;br /&gt;Julia n' entend plus leur brouhaha.&lt;br /&gt;Elle pense à son travail.&lt;br /&gt;A l'hopital.&lt;br /&gt;Elle est infirmière au bloc opératoire. Son rôle n'est pas d'aider les patients à guérir. Elle s'occupe des cadavres. Plus précisément des donneurs d'organes. C'est elle qui suture les corps, afin qu'ils soient présentables pour la famille. La mort est son métier : elle referme les gangues vides que sont devenus les donneurs. Une fois que l'équipe de prélèvement a déserté le bloc pour aller sauver une autre vie, elle se retrouve en tête à tête avec le cadavre, souvent jeune, d'un plus malchanceux, une carcasse vidée comme un poulet, sans yeux, parfois même sans visage. Parfois elle les hait, ces corps immondes, dépouillés, pillés, encore plus morts qu'avant. Parfois elle leur parle, les bichonne, quand c'est une jolie jeune fille, un beau jeune homme qui la regarde de ses yeux vides. Une fois, elle s'est occupée d'une femme d'environ trente-cinq ans, sans cœur, sans foie, sans poumon, sans rein, sans tête de fémur, et  qui avait eu l'idée de se pendre, de façon que ses organes restent tous utilisables. Elle l'a regardée longuement, dans ses yeux exorbités, a cherché d'où venait un tel don de soi. Emue par cette générosité, elle l'a recousue avec soin, comme si elle allait se réveiller. Puis elle l'a remerciée, sincèrement, pour ce qu'elle avait fait.&lt;br /&gt;Bien sûr, Julia ne parle jamais de son travail, quand tous les autres la saoulent avec leurs occupations. Elle a essayé, par le passé, de parler de ces personnes merveilleuses qui livrent ce qui reste de leur corps aux mains des chirurgiens, de son travail qui consiste à effacer les traces du viol chirurgical. Mais les convives souvent s'arrêtent de manger, fouillent leur assiette du bout de la fourchette comme s'il s'agissait de l'un de ces cadavres, ou restent avec la fourchette suspendue entre l'assiette et leur bouche, l'appétit coupé. Ils sont gênés de manger, de vivre, quand d'autres meurent prématurément. Culpabilité idiote, angoisse de la finitude, vertige de la contingence. Imbéciles.&lt;br /&gt;Alors Julia se tait. Elle cuisine. Elle sert. Elle sourit.&lt;br /&gt;Elle revoit ce jeune homme allongé sur la table hier après-midi. On aurait dit qu'il dormait. Alors qu'elle s'apprêtait à refermer le haut de sa cuisse, Julia est restée l'aiguille en l'air. Elle a admiré cette chair encore rouge qui palpitait de vie seulement quelques instants plus tôt. Elle a passé sa main à l'intérieur de la cuisse évidée. L'équipe de chirurgie était partie depuis plusieurs minutes. Elle s'est saisie du scalpel qui était encore sur la tablette et lentement, délicatement, comme pour ne pas le blesser, elle a détaché des morceaux de chair de l'intérieur du membre. Puis elle a suturé la plaie. Calmement, elle a placé les bouts roses dans une glacière destinée aux transplantations. Les couloirs du service étaient vides. Elle est rentrée chez elle, par le chemin habituel. Un léger sourire flottait sur son visage.&lt;br /&gt;- Ah vraiment Julia, il faut que tu me donnes la recette de ton goulash , demande la grosse Cynthia.&lt;br /&gt;- C'est un secret, répond Julia en souriant.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6569943533723743083-6673088324758314976?l=ramassemiette.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ramassemiette.blogspot.com/feeds/6673088324758314976/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6569943533723743083&amp;postID=6673088324758314976&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6569943533723743083/posts/default/6673088324758314976'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6569943533723743083/posts/default/6673088324758314976'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ramassemiette.blogspot.com/2009/02/un-vrai-cordon-bleu.html' title='Un vrai cordon bleu !'/><author><name>ramasse-miette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16945803633460799250</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_zZ8c-QeVJpo/Su8QzVj0e3I/AAAAAAAAAAM/qWF3PDk76Yk/S220/DotMatrix+0009.png'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6569943533723743083.post-3972715638613534258</id><published>2007-12-14T19:00:00.000+04:00</published><updated>2007-12-14T19:03:43.806+04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='culture(s)...'/><title type='text'>Je passe le mic' à Umberto</title><content type='html'>Aujourd'hui, je me tais... je laisse parler un certain Umberto Eco... (&lt;a href="http://s.huet.free.fr/dialektos/folio/umbeco.htm"&gt;là&lt;/a&gt;)&lt;br /&gt;C'est un texte édifiant, drôle, pertinent.. sur les bibliothèques.&lt;br /&gt;Allez ! cultivez-vous !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6569943533723743083-3972715638613534258?l=ramassemiette.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ramassemiette.blogspot.com/feeds/3972715638613534258/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6569943533723743083&amp;postID=3972715638613534258&amp;isPopup=true' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6569943533723743083/posts/default/3972715638613534258'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6569943533723743083/posts/default/3972715638613534258'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ramassemiette.blogspot.com/2007/12/je-passe-le-mic-umberto.html' title='Je passe le mic&apos; à Umberto'/><author><name>ramasse-miette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16945803633460799250</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_zZ8c-QeVJpo/Su8QzVj0e3I/AAAAAAAAAAM/qWF3PDk76Yk/S220/DotMatrix+0009.png'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6569943533723743083.post-1026131815016367221</id><published>2007-12-09T08:33:00.001+04:00</published><updated>2008-12-07T20:09:38.971+04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='culture(s)...'/><title type='text'>Les nouveaux chevaliers teutoniques</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Dans l'Ocean Indien, la télévision hertzienne ne diffuse que trois chaines : RFO, Antenne Reunion et Tempo. Les deux premières proposent le meilleur du pire des chaines métropolitaines publiques et privées ; la troisième offre une selection plus culturelle d'émissions de chaines publiques, d'Arte et de la Cinq. Tout cela pour vous dire que je n'avais pas vraiment le choix ce soir-là, quand, avachie sur le canapé, pétrie de fatigue, je me suis retrouvée à regarder la Star Ac' pour liberer les tensions douloureuses de mon esprit tumultueux et achever de  liquefier mes neurones quasi dissous dans l'acide de mes tracas quotidiens.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Bref, j'arrête de me justifier, je regardais donc ce programme de variétés et jugez-moi puis pendouillez-moi ensuite si ça vous amuse, je regardais quand-même et ça ne fait pas de moi une abrutie decerébrée même si je suis sure que les abrutis décérébrés sont en général des gens plutôt heureux. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Je m'abrutissais donc délicieusement devant le programme prévu à cet effet lorsque j'ai vu apparaître sur scène le fameux groupe à groupies du moment : Tokyo Hotel. Ach ja ! la foule stridente d'adolescentes en boutons débordait d'enthousiasme. Moi, interpelée dans ma curiosité, je me redresse mollement et qu'aperçois-je dans mon petit écran ? Quatre ados proprets, au look soigneusemet étudié et pas franchement plus vieux que le screamin' public en fureur.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Ben ouai, je les ai trouvés un peu trop polis, policés, fabriqués, léchés, les petits révoltés déchainés. L'hermaphrodite qui chante a tout du brave petit qui a laissé ses soeurs le prendre pour poupée et n'a d'audace que capillaire. Le guitariste est issu de la rencontre surréaliste d'un jeune clochard à dread locks (je vais quand-même pas meler les rasta à tout ça ), d'un punk-à-chien comme on en voyait dans les années 80 et d'un petit rappeur de banlieue en baggy acheté par maman aux galeries Lafayettes rayon teenagers. Bref, pas de quoi se taper le cul par terre ni même se le trouer. Decevant. Un pur produit de consommation monté de toutes pièces. Un jeu de scène plutôt mou, une voix banale, les Frank Mickael des ados.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Un rapport qualité-prix correct, avec toutes les normes de sécurité. C'est pas avec ça que les ados vont devenir suicidaires (sauf ceux qui ont du goût).&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Si c'est ça le renouveau du hard rock teuton, les Scorpion n'ont pas à s'en faire, ils continueront à faire hocher frenetiquement les têtes chevelues et à faire danser des slows enamourés ; aucun risque d'être détronés.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Alors,déçue de n'avoir pas été frappée de plein fouet par le phénomène intergalactique Tokyo Hotel, je me suis laissée couler comme un vieux calendos au fond du canapé et j'ai fermé les yeux, l'esprit à peine chatouillé d'une vague interrogation : ch'aurais bas un beu fieilli, moi ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6569943533723743083-1026131815016367221?l=ramassemiette.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ramassemiette.blogspot.com/feeds/1026131815016367221/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6569943533723743083&amp;postID=1026131815016367221&amp;isPopup=true' title='8 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6569943533723743083/posts/default/1026131815016367221'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6569943533723743083/posts/default/1026131815016367221'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ramassemiette.blogspot.com/2007/12/les-nouveaux-chevaliers-teutoniques.html' title='Les nouveaux chevaliers teutoniques'/><author><name>ramasse-miette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16945803633460799250</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_zZ8c-QeVJpo/Su8QzVj0e3I/AAAAAAAAAAM/qWF3PDk76Yk/S220/DotMatrix+0009.png'/></author><thr:total>8</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6569943533723743083.post-3777962028878959111</id><published>2007-12-07T20:16:00.000+04:00</published><updated>2007-12-08T10:23:27.703+04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='les aventures de miette au pays des humains'/><title type='text'>tro(p) picalisée</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Dans 17 jours, je m'envole pour la métropole, rien qu'à y penser, un frisson glacé me parcoure l'échine. J'essaie de me rappeler l'hiver... Les voitures à gratter le matin, brrrrrrr ; ça, c'était vraiment de la torture ! histoire de me rappeler un peu ce que ça faisait, j'ouvre le congélateur et ... eh merde ! ce putain de frigo trop moderne diffuse un froid sec ! donc, pas d'entrainement au grattage de  bagnole dans le congélo. Ca me contrarie au plus haut point. Tant pis, de toute façon, j'aurais surement aimé ça ; c'est rafraîchissant... ben ouai, ici c'est le début de l'été austral, on commence à avoir hyper chaud, surtout en classe parce que la clim, c'est pour l'administration et le cdi, les gamins et leurs profs, ils ont qu'à suer, ces faineants !&lt;br /&gt;Bon, qu'est-ce que je peux faire alors pour me préparer.... je peux rassembler les trois fringues un peu chaudes qui nourrissent les mites dans le placard, les passer sur moi, et enfiler par dessus la magnifique parka bien chaude que la Redoute vient de me livrer... mais dans quel interêt ? je vais juste suer comme un cochon... c'est au froid que je dois me préparer, pas à supporter la chaleur.&lt;br /&gt;Oui, je sais ! la chambre de mon fils va bientot être dotée d'une clim toute neuve, je vais la pousser à fond et me mettre dessous... histoire de voir si je suis encore capable de supporter des températures en dessous de 20°c... pas gagné.&lt;br /&gt;Faut que je me résigne, il na va pas y avoir moyen que je m'entraîne avant le grand départ. Alors je m'assieds sur le canapé et je profite de l'air du soir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Putain, ça va faire trois ans que je ne suis pas "rentrée"... je ne peux même plus dire "rentrer" parce que ce n'est plus vraiment chez moi. Là-bas, le ciel toujours gris pèse comme un couvercle, c'est la vérité, je pense à Baudelaire chaque fois que mon avion atterit à Paris et que mes yeux entrouverts cherchent par les baies vitrées de l'aeroport une raison de s'ouvrir. Ca manque grave de couleurs, de ciel bleu, de fleurs, de mer et de montagne aux sommets ennuagés. Bref, c'est triste à regarder. Triste comme les gens qui font la gueule et qui courent après je ne sais quoi toute la journée.&lt;br /&gt;J'ai perdu ce rythme, je ne sais plus marcher à 100 à l'heure, je ne sais plus m'enerver à chaque fois que quelque chose ralenti dans mon quotidien. Ici, on laisse passer les autres usagers de la route, même s'ils sont en tort. On se fait des signes de la main pour signifier qu'on veut passer, pour remercier celui qui a ralenti ou s'est arrêté pour vous et pour être poli avec celui qui vous a remercié parce que vous l'avez laissé passer. Eh oui, on conduit avec une main à l'extérieur ou levée près du retroviseur. On se sourit aussi, que ce soit pour qu'on nous laisse passer, pour laisser passer, pour remercier ou pour montrer qu'on a remarqué un geste de remerciement. Les appels de phare ne signifient pas "pauvre con avance où je te pousse dans le fossé" mais "passez donc, je vous ai vu, je ralentis pour vous". A ce regime depuis presque 6 ans, vous comprendrez bien que je suis devenue une inadaptée de la route métropolitaine... je m'entraîne dores et dejà à plier l'index, l'annulaire et l'auriculaire lorsque je remercie un automobiliste en articulant "je t'encule sec avec du gravier" plutôt que le "merci" habituel.&lt;br /&gt;Quand je suis à pied, je me force à raser les murs, non pas pour chercher de l'ombre mais pour m'habituer à laisser passer ces cons de Parisiens hyper pressés qui n'hésiteraient pas à nous envoyer dans le décor moi, ma poussette et le bébé qu'elle contient.&lt;br /&gt;Se déplacer en métropole relève en effet d'une lutte de pouvoir pour l'appropriation d'un espace ; le plus gros, le plus agressif a la plus grosse place alors que celle-ci devrait revenir au plus fragile qui présentement se retrouve à s'écorcher aux façades ternes des immeubles hausmanniens, poussé dans la frange par ses contemporains descendants d'Attila.&lt;br /&gt;Fidèle à &lt;a href="http://ramassemiette.blogspot.com/2007_10_01_archive.html"&gt;l'esprit du Tao&lt;/a&gt;, j'opterai pour la resistance passive. Avec l'armure de mes 12 couches de pull et de ma parka hyper rembourrée, je ne craindrai ni le froid ni les bousculades, ils pourront toujours me pousser, ils ne feront que rebondir sur ma moelleuse carapace.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6569943533723743083-3777962028878959111?l=ramassemiette.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ramassemiette.blogspot.com/feeds/3777962028878959111/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6569943533723743083&amp;postID=3777962028878959111&amp;isPopup=true' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6569943533723743083/posts/default/3777962028878959111'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6569943533723743083/posts/default/3777962028878959111'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ramassemiette.blogspot.com/2007/12/trop-picalise.html' title='tro(p) picalisée'/><author><name>ramasse-miette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16945803633460799250</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_zZ8c-QeVJpo/Su8QzVj0e3I/AAAAAAAAAAM/qWF3PDk76Yk/S220/DotMatrix+0009.png'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6569943533723743083.post-5959560824473296272</id><published>2007-12-03T06:45:00.000+04:00</published><updated>2007-12-03T21:28:54.457+04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Rêves et réalités'/><title type='text'>Putain quelle nuit !</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Cette nuit, j'ai revé que je voyais un avion s'ecraser. Un petit avion qui perdait un morceau, son aile je crois. Puis un gros avion est arrivé et lui est rentré dedans. Alors le petit, il s'est completement disloqué, il est tout tombé en morceaux. Parmi les debris qui volaient, j'ai aperçu 3 personnes, un homme qui est allé s'ecraser au loin et deux femmes, dont une voilée. Elles sont passées très pres de moi, voltigeant comme des feuilles mortes. Je les ai regardées tomber, muette d'impuissance et de colère.&lt;br /&gt;Après le crash, il y avait un monde fou devant ma case. Je suis sortie mais je n'étais qu'à moitié consciente. J'avais peur de perdre connaissance devant l'ampleur des dégats, peur d'attirer sur moi une attention que je ne méritais pas en défaillant alors que d'autres avaient tant besoin d'aide. Alors j'ai fermé la fenêtre. Je suis retournée à l'intérieur. Un interieur bas de plafond, sombre et delabré. Il n'y avait rien au mur, à part des lezardes et des taches d'infiltration d'eau. Quand j'ai voulu aller dans la chambre, j'ai aperçu sur la table de nuit brinquebalante, un genre de coleoptère enorme, tout noir et plus grand que ma main. Je suis ressortie effrayée.&lt;br /&gt;Des tas de gens que je ne connaissais pas ont traversé mon salon. Ils avaient l'air de se sentir chez eux, c'est moi qui n'etait plus à ma place dans ma case.&lt;br /&gt;Puis je me retrouvée dans la rue, le scarabée s'est approché de moi et j'ai pu distinguer à la lumière que c'etait un chien minuscule et très attendrissant. J'ai joué avec lui un instant. Mais comme j'etais assise au milieu de la rue qui traverse le village, il a manqué se faire écraser. Il y avait quelques personnes qui me regardaient, mais personne ne m'a rien dit.&lt;br /&gt;C'est ce matin fort tôt que j'ai entrepris d'entamer cette rubrique. J'y raconterai mes rêves, ceux qui voudront bien passer le tamis du réveil. Je ne pouvais pas me défaire de la sombre atmosphère de celui que je viens de vous raconter, fallait que je partage ça avec vous.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6569943533723743083-5959560824473296272?l=ramassemiette.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ramassemiette.blogspot.com/feeds/5959560824473296272/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6569943533723743083&amp;postID=5959560824473296272&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6569943533723743083/posts/default/5959560824473296272'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6569943533723743083/posts/default/5959560824473296272'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ramassemiette.blogspot.com/2007/12/putain-quelle-nuit.html' title='Putain quelle nuit !'/><author><name>ramasse-miette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16945803633460799250</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_zZ8c-QeVJpo/Su8QzVj0e3I/AAAAAAAAAAM/qWF3PDk76Yk/S220/DotMatrix+0009.png'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6569943533723743083.post-8777553832309885703</id><published>2007-12-01T20:12:00.002+04:00</published><updated>2008-12-07T20:05:22.795+04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='les aventures de miette au pays des humains'/><title type='text'>Double vie...</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;N'avez-vous jamais revé comme Spiderman, comme Superman d'avoir une double vie ? Le jour journaliste ou je ne sais quel autre métier banal. Prof par exemple.&lt;br /&gt;Le jour, vous faites le mariole devant des ado prépubères et forcément boutonneux qui vous regardent d'un oeil tour à tour torve, concupiscent, amusé, horrifié. Vous refaites le monde de l'education nationale en n'y croyant qu'à moitié avec vos collègues. Vous dites bonjour au facteur, vous tenez la porte à la vieille dame. Vous cherchez votre fils à la crèche. Vous essayez de faire un peu de sport to &lt;span style="font-style: italic;"&gt;get in shape&lt;/span&gt; comme c'est écrit sur les pubs.&lt;br /&gt;Et quand vient la nuit, vous vous transformez en je ne sais quoi d'excentrique, d'exotique, quelque chose qui vous fasse vibrer davantage que votre mission de service publique dont vous vous acquittez pourtant fort bien.&lt;br /&gt;Moi, je serais chanteuse dans une boite de jazz, en robe noire fendue, l'oeil charbonneux et la bouche vermillon, une mèche de cheveux blonds coulant sur un coté du visage. J'aurais au pied de la scène une foule fumante, alcoolisée, mal rasée qui m'écouterait religieusement. Ouhhhh, j'en ai des frissons !&lt;br /&gt;Eh bien j'ai connu quelqu'un qui menait une double vie. Il s'appelle Vincent, mais tout le monde l'appelle Enzo. Le jour, il est fleuriste, ou plutôt "artiste floral" comme il aime se definir lui-même. Il excelle dans son métier, cela lui permet d'investir dans des tenues et des perruques absolument incroyables qu'Enzo porte la nuit. Vous l'avez deviné, il est drag queen, notre brave fleuriste. Artiste jusqu'au bout des ongles. Alors que je le connaissais depuis quelques mois, je suis allé voir son show en discothèque. Il en parlait tellement, de façon si passionnée, que je ne doutais pas un instant que son exhibition fût exceptionnelle.&lt;br /&gt;Direction donc un samedi soir à travers champs et forêts vers une boite miteuse qui devait s'appeler &lt;span style="font-style: italic;"&gt;le Boy &lt;/span&gt;ou &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Chez Renato&lt;/span&gt; ou je ne sais quel nom un peu cliché, pour aller voir le show cosmique d'Enzo. L'intérieur de la boîte de nuit tenait les promesses de l'extérieur : éclairage qui se veut tamisé, ampoules qui diffusent une lumière verdâtre d'aquarium mal nettoyé, velours grenat pour les sièges, boule à facettes de marché aux puces. Bref, le lieu porte à la rêverie. Je m'installe donc au bar, commande un picon bière (il paraît que ça rend fou et j'ai toujours adoré cette idée) et me prend à rêver qu'entrent d'un pas chaloupé, sur la piste où tournoient des lumières multicolores, un sioux, un motard, un marin, un sherif (fais-moi peur), un ouvrier avec le tournevis entre les dents et bien sûr l'inenarrable moustachu à casquette vernie (ça revient à la mode, d'ailleurs). Au deuxième verre de ce délicieux breuvage du Nord dont en Alsace il existe une version appelée "Amer Bière", alors qu'en face de moi se trémoussent les Village People, qu'à côté deux ephèbes entreprennent de s'échanger leurs chewing gum, je vois arriver sur le dance floor un échalas entièrement recouvert d'une combinaison violette qui ne cachait rien de son anatomie. Il ondulait sur des talons vertigineux alors qu'à ses pieds se traînait une sorte d'esclave mi-homme mi-teckel par ses accessoires, et fort peu vêtu. La piste s'est vidée respectueusement, laissant la place à ce que j'avais fini par identifier comme mon brave artiste floral Vincent, euh Enzo. Saisie d'un fou rire irrépressible, j'ai immédiatement vidé mon verre, pour ne pas que ce pervers de barman y planque encore cinq exta supplémentaires et que je me mette à voir le lampadaire violet et son clebs en train de mimer un accouplement dantesque. Pas de bol ce soir-là, il avait dû avoir le temps de foutre des tas de saloperies dans mon fond de picon parce que c'est exactement ce que j'ai vu. Le clebard a commencé par simuler une fellation et d'autres caresses fort intimes à la brindille, puis cette dernière s'est pliée en je ne sais combien de morceaux (car elle était fort longue et je doute qu'il lui eût suffi de se plier en deux ) pour se mettre au niveau de son partenaire obligeant.&lt;br /&gt;J'avais l'estomac en vrac, les pupilles un peu trop dilatées. Avant de me donner moi aussi en spectacle et tant que mes jambes me portaient suffisemment pour m'assurer une sortie de bipède plus ou moins digne, j'ai regagné ma voiture.&lt;br /&gt;J'ai retraversé la campagne comme on traverse le miroir et je suis rentrée me coucher, pas tout à fait sure de n'avoir bu que deux verres, ni d'avoir vu ce que je croyais avoir vu.&lt;br /&gt;Aujourd'hui encore, je doute et me demande si je n'ai pas revé cette soirée. C'est bien possible après tout. Monsieur Freud, s'il vous plait, restez bien au fond de votre tombeau et ne venez pas m'analyser ça.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6569943533723743083-8777553832309885703?l=ramassemiette.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ramassemiette.blogspot.com/feeds/8777553832309885703/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6569943533723743083&amp;postID=8777553832309885703&amp;isPopup=true' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6569943533723743083/posts/default/8777553832309885703'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6569943533723743083/posts/default/8777553832309885703'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ramassemiette.blogspot.com/2007/12/double-vie.html' title='Double vie...'/><author><name>ramasse-miette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16945803633460799250</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_zZ8c-QeVJpo/Su8QzVj0e3I/AAAAAAAAAAM/qWF3PDk76Yk/S220/DotMatrix+0009.png'/></author><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6569943533723743083.post-5147678356010103131</id><published>2007-11-25T20:41:00.001+04:00</published><updated>2008-12-07T20:01:06.649+04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='mythologies'/><title type='text'>My heart will go on...</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;            Le Titanic, c'était un putain de gros bateau, hyper solide, hyper stable. Un insubmersible. Un paquebot fait pour voguer aux confins des mers de ce monde, capable de transporter des tas de gens, mais alors, des tas. C'était un peu l'arche de Noé de l'humanité : et que je t'embarque un petit couple de retraité, un émigré malien, un rupin en smoking, une gentille petite femme de chambre toute ronde. Tous les types d'humains avaient la possiblité de l'aborder, les grands, les petits, les beaux, les laids, les gentils et même les méchants. C'est qu'il y en avait de l'espace, là-dedans ; non pas que le paquebot fût vide et creux, mais plutôt qu'il avait le coeur trop grand.&lt;br /&gt;         Il avait peur de rien, ce navire. Il aurait pu s'appeler "Le Redoutable". Il ne craignait ni les requins, ni les baleines, ni même les glaces de l'Antarctique. Il était capable de repousser les attaques de tous les pirates ; car si on s'y installait aisément lorsqu'il était à quai, il ne se laissait pas aborder inopportunément quand il croisait dans les mers lointaines. Non mais, il ne mangeait pas de ce pain-là, le Titanic !&lt;br /&gt;         Pour son premier grand voyage, il était plutôt confiant. Le vaillant petit paquebot croisait fièrement au large du Canada. Rien ne pouvait lui arriver, il était la stabilité même. Et puis ses gros moteurs l'auraient tiré de n'importe quel écueil. Il se croyait fort ! prétentieuse coquille de noix qui se fracassa contre un énorme iceberg. Et il a coulé, le rafiot, flingué net envoyé vingt mille lieues sous les mers par une truffe d'iceberg même pas si impressionnant que ça. Plus moyen de retrouver sa flottabilité.&lt;br /&gt;        Du fond des mers où il repose à présent, l'insubmersible Titanic a tout loisir de contempler son iceberg et son incroyable partie immergée.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6569943533723743083-5147678356010103131?l=ramassemiette.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ramassemiette.blogspot.com/feeds/5147678356010103131/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6569943533723743083&amp;postID=5147678356010103131&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6569943533723743083/posts/default/5147678356010103131'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6569943533723743083/posts/default/5147678356010103131'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ramassemiette.blogspot.com/2007/11/my-heart-will-go-on.html' title='My heart will go on...'/><author><name>ramasse-miette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16945803633460799250</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_zZ8c-QeVJpo/Su8QzVj0e3I/AAAAAAAAAAM/qWF3PDk76Yk/S220/DotMatrix+0009.png'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6569943533723743083.post-8310446012389817183</id><published>2007-11-07T19:04:00.001+04:00</published><updated>2008-12-07T19:59:45.714+04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='mythologies'/><title type='text'>Dis-moi où t'habites...</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Dans mon île, il y a un village qui s'appelle La Confiance, et je n'habite pas sur une carte du Tendre, loin s'en faut. Dans ma mémoire, il y a une chanson d'eglise que je me chante à chaque fois que j'y passe ; ça fait : "trouver dans ma vie ta présence / tenir une lampe allumée / &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;choisir d'habiter la confiance&lt;/span&gt; / aimer et se savoir aimer". Eh oui, sans être baptisée, avec un père chrétien et une mère musulmane, je connais quand même des chansons pieuses, restes de ma scolarisation dans le privé catholique... C'est ça aussi, la culture !&lt;br /&gt;J'aime bien les paroles de cette chanson, je trouve que ça fait pas trop bigot et que c'est même une jolie chanson d'amour. J'aime me la chanter à tue-tête tout le temps que je traverse cet écart de Saint-Benoit, heureusement pour la météo, fort petit. De toute façon, c'est dans l'Est de l'île et il pleut beaucoup par là-bas, alors : pas de scrupule !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui, je trouve ça beau comme expression "choisir d'habiter la confiance". Marie-Benedicte a fait ce choix . Elle avait là une jolie petite case en bois sous tôle, avec un manguier et un pied de letchi dont les branches ployaient sous les fruits dès la fin novembre. Qu'elle était bien dans mon ti bout de paradis ! Elle aimait des choses simples, faire la sieste quand la pluie tambourinait sur le toit de tôle en été, regarder les mangues grandir et grossir à partir du mois d'août. C'était un petit bonheur simple que sa vie à La Confiance, mais c'était son bonheur et elle le protégeait comme un trésor de prix, elle aurait tout donné pour que ce "ti bonnér" dure toute la vie.&lt;br /&gt;Puis elle a dû déménager parce qu'au fond, ça craint quand même un peu, ce bled. Quand tout va bien, on finit pas s'ennuyer... Et puis il y avait un drôle de mec dans son quartier, il avait rien à foutre là, il faisait rien que de polluer son joli village sous les nuages (vu que je chante sà chaque fois que j'y passe). Lui, il avait pas choisi d'habiter la confiance, il avait choisi d'en profiter, d'en user et d'en abuser. Pas bien.&lt;br /&gt;Alors Marie-Benedicte a empaqueté ses petites affaires, elle a pris son baluchon, salué le manguier et le pied de letchi. Elle a refermé la porte de sa case, elle qui était toujours ouverte n'a rien compris à ce changement subit. Elle a descendu la pente, quitté les nuages et  a retrouvé la côte.&lt;br /&gt;Elle s'est installée dans un abri de fortune, près de l'océan, à l'embouchure d'une ravine. L'océan est mauvais comme tout , sombre et profond, plein de courants imprévisibles. Y a même des putains de requins qui croisent trop près du bord et qu'attendent juste que tu foutes un pied à la baille pour te le bouffer. Marie-Bénédicte n'y est pas si mal, finalement. Elle passe ses journées à regarder l'océan en pensant à l'odeur des mangues tombées de l'arbre, au bruit de la pluie  sur la tôle. Ses souvenirs lui tiennent lieu de vie.&lt;br /&gt;Si vous la croisez, ne lui demandez pas comment elle est arrivée là ; elle n'en sait rien.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6569943533723743083-8310446012389817183?l=ramassemiette.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ramassemiette.blogspot.com/feeds/8310446012389817183/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6569943533723743083&amp;postID=8310446012389817183&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6569943533723743083/posts/default/8310446012389817183'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6569943533723743083/posts/default/8310446012389817183'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ramassemiette.blogspot.com/2007/11/dis-moi-o-thabites.html' title='Dis-moi où t&apos;habites...'/><author><name>ramasse-miette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16945803633460799250</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_zZ8c-QeVJpo/Su8QzVj0e3I/AAAAAAAAAAM/qWF3PDk76Yk/S220/DotMatrix+0009.png'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6569943533723743083.post-13994133095438819</id><published>2007-11-04T14:40:00.001+04:00</published><updated>2007-12-01T20:17:40.587+04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='le miroir qui reflechit'/><title type='text'>Comment on bascule du côté obscur...</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Qui n'a jamais proféré cette promesse "Promis, plus jamais, je referai plus jamais"? Qui ? je vous le demande. Je crois bien que chacun d'entre nous a un jour prononcé ces quelques mots funestes. Pour la plupart, cela date de l'enfance, remonte à des moments où notre mère après nous avoir bien grondés ou même fessés pour certains, nous demandait d'un air mi-sévère mi-apitoyé de faire ce serment, de promettre de ne pas recommencer. Tous, entre deux sanglots sincères, nous avons juré nos grands dieux de ne plus jamais faire de peine à notre maman. Et à moins d'être des pervers polymorphes nous étions tous dans ces moments-là les plus sincères du monde.&lt;br /&gt;C'est en partie ainsi que nombre d'entre nous a appris l'honnêteté, la sincérité, le respect et le sacro saint principe qui a aussi sa place dans le monde laïque : ne fais pas aux autres ce que tu ne voudrais pas qu'on te fasse et patati et patata. C'est souvent la première prise de conscience du mal qu'on peut causer. Cette expérience se fait dans la douleur de voir l'autre souffrir sauf si l'on est le pervers proteiforme  dont j'ai parlé plus haut (dans ce cas on devient ivre de la puissance éprouvée du mal qu'on peut répandre autour de soi). Il est notable que ce type d'individu  a toutes les qualités pour faire une carrière retentissante chez Marvel ou Top Cow en tant que super méchant.&lt;br /&gt;Mais revenons aux agneaux que nous étions alors... nous étions jeunes et innocents, vous vous rappelez ? (je ne te parle pas à toi, le dévoyé !) Jamais nos promesses ne furent plus sincères, notre engagement plus authentique. C'est ainsi que nous avons choisi le bon côté de la force ; car nous nous engagions auprès de notre maman et aussi du monde entier à faire le bien autour de nous pour ne plus jamais attrister qui que ce soit avec nos bêtises.&lt;br /&gt;Puis nous avons recommencé, mais en cachette cette fois car la vision de notre maman peinée nous était devenue insupportable. Et c'est ainsi que le vice s'est insinué en nous, avec l'intelligence perverse qui est sa fidèle alliée. Comme c'est paradoxal ! c'est le désir de ne pas faire de mal qui nous fait basculer du côté obscur...&lt;br /&gt;Baste ! Cessons d'être faussement naif et avouons-le franchement : l'attrait pour les bêtises est plus grand que celui pour le bien. &lt;a href="http://www.series-80.net/serie-tv/pour-l-amour-du-risque.html"&gt;L'amour du risque&lt;/a&gt; est plus fort que celui qu'on peut avoir pour un autre être humain, quel qu'il soit.&lt;br /&gt;Beaucoup d'adultes souffrent encore de ce mal enfantin qui consiste à faire quelque chose de mal, à le cacher, à promettre sincèrement de ne plus recommencer, et à recommencer mais en le cachant encore mieux. Pas la peine de vous faire un dessin. Nous sommes tous des super méchants en puissance.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6569943533723743083-13994133095438819?l=ramassemiette.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ramassemiette.blogspot.com/feeds/13994133095438819/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6569943533723743083&amp;postID=13994133095438819&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6569943533723743083/posts/default/13994133095438819'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6569943533723743083/posts/default/13994133095438819'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ramassemiette.blogspot.com/2007/11/comment-on-bascule-du-ct-obscur.html' title='Comment on bascule du côté obscur...'/><author><name>ramasse-miette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16945803633460799250</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_zZ8c-QeVJpo/Su8QzVj0e3I/AAAAAAAAAAM/qWF3PDk76Yk/S220/DotMatrix+0009.png'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6569943533723743083.post-6271109620669856008</id><published>2007-11-03T21:53:00.001+04:00</published><updated>2008-12-07T19:45:11.922+04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='le miroir qui reflechit'/><title type='text'>Trop fâchée.</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Faire la gueule, tirer la tronche, bouder... c'est quelque chose que tout le monde fait, souvent. Il y a de véritables champions dans cette catégorie, des gens capables de ne décocher ni un regard ni un sourire pendant des jours et des jours. La mine sans cesse renfrognée ils expriment ainsi leur désaccord, leur mécontentement, leur fâcherie. Ces athlètes du quotidien savent manier le sarcasme à chaque parole, le lancer sur les roses n'a aucun secret pour eux ; ce sont des virtuoses du silence obstiné. Les petits veinards.&lt;br /&gt;Moi, je crois bien que je manque d'entraînement dans ce domaine. Je suis handicapée du tirage de gueule au long cours. Il n'y a rien à faire, je n'y arrive pas. Je tire la tronche un moment, puis j'ai besoin de parler, de sourire, de vivre normalement et vlan ! je ne tire plus la tronche. Mon cerveau de poule est incapable de rester suffisamment concentré pour me permettre d'afficher une trombine de carême assez longtemps pour qu'on comprenne que je suis fâchée. C'est vrai, faut être hyper attentif pour garder l'air mécontent et le silence tout le temps. Je suis en train de m'apercevoir que je suis une petite ecervelée. Flûte, moi qui pensais être une fille plutôt intelligente, ça m'en bouche un coin, et pas un petit !&lt;br /&gt;Le problème, quand on manque de discipline, c'est qu'on risque de n'être pas pris au sérieux, soi et son mécontentement. C'est vrai, quoi, quelqu'un qui fait la gueule seulement cinq minutes par jour, c'est pas quelqu'un qui fait la gueule ! L'habit fait le moine : si t'as pas l'air fâché, t'es pas fâché ! Et mon c** c'est du jambon ! Alors, pour rappeler que je suis très en colère, je suis obligée de casser l'ambiance de temps en temps, de refroidir l'atmosphère régulièrement. C'est vraiment fatiguant. Faut tout le temps se surveiller.&lt;br /&gt;Me voilà donc ce soir à établir ce triste constat : je suis handicapée de la bouderie. La mise en scène de mon mécontentement, c'est pas mon truc. Les boules. Faut dire que bouder, c'est cruel et ça ne fait pas avancer &lt;a href="http://pierredac.free.fr/schmil.htm"&gt;le schmilblick&lt;/a&gt; (ici un hommage discret mais appuyé à Pierre Dac). Mais parler et sourire comme avant, ça peut faire croire que tout va bien alors que tout va mal. Ah ! que de paradoxes ! Je ne sais plus où donner de la tête ! La faire ou ne pas la faire, la tête ? telle est la question. Je ne maîtrise plus ni ma tête ni mon corps.&lt;br /&gt;Faut que je me refasse un petit mantra... qui veut du gâteau ?&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6569943533723743083-6271109620669856008?l=ramassemiette.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ramassemiette.blogspot.com/feeds/6271109620669856008/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6569943533723743083&amp;postID=6271109620669856008&amp;isPopup=true' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6569943533723743083/posts/default/6271109620669856008'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6569943533723743083/posts/default/6271109620669856008'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ramassemiette.blogspot.com/2007/11/trop-fche.html' title='Trop fâchée.'/><author><name>ramasse-miette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16945803633460799250</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_zZ8c-QeVJpo/Su8QzVj0e3I/AAAAAAAAAAM/qWF3PDk76Yk/S220/DotMatrix+0009.png'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6569943533723743083.post-6119044868255572547</id><published>2007-10-29T19:27:00.001+04:00</published><updated>2008-12-07T19:29:24.116+04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='les aventures de miette au pays des humains'/><title type='text'>L'esprit du Tao</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Qui connait l'excellent film &lt;a href="http://http//www.filmdeculte.com/film/film.php?id=796"&gt;"Printemps Automne Ete et Printemps"&lt;/a&gt; de Kim Ki Duk ? On y voit un disciple qui pour expier et réflechir sur une faute, doit peindre puis gratter au couteau un mantra qu'il a écrit sur le sol. Ca lui prend des plombes, mais le disciple, il est vachement fort en méditation et puis il a besoin de refléchir sur ce qu'il a fait. Je me suis sentie un peu comme lui, hier soir.&lt;br /&gt;A quatre pattes sur le tapis du salon (cessez de ricaner, bande de pervers), j'ai consciencieusement passé une lingette dans les interstices entre les lattes de bambou du tapis. Et les lattes elles-mêmes, j'ai dû les astiquer pour desincruster les micro morceaux de chocolat qui tentaient de s'immiscer au coeur même du bois. Voilà qui porte à la méditation. En effet, lorsqu'on est dans cette position plus qu'equivoque et qui devient inconfortable au fil du temps, à passer sa lingette, on a les mains suffisamment occupées pour faire le point dans sa petite tête.&lt;br /&gt;Mais remontons un peu le courant pour voir comment on peut s'offrir dans la vie des chances d'atteindre la sagesse par la méditation. Avant donc d'entamer ma séance, j'ai passé la serpillère que l'on appelle chez nous un "balais conchita" (ballet à franges pour le tout public), et dont l'action superficielle m'a évité de me salir les genoux par la suite et m'a permis d'incruster plus profondément les miettes dans le tapis en les conglutinant. Grâce donc à cet instrument passé avec toute la fougue et la passion qu'il mérite, j'ai préparé le terrain à ma réflexion. L'étape précédente avait consisté à passer le balais, tout simplement. Je dis "tout simplement" parce que je suis modeste mais en réalité, tout était calculé et dans l'ordre cosmique des choses de la vie. Car j'aurais pu prendre l'aspirateur, mais le balais permet de repousser les miettes dans les intestices afin de favoriser une méditation plus intense. Il a fallu précedemment à tout cela que je donne de quoi faire ces miettes transcendantales ; un &lt;a href="http://www.goosto.fr/recette-de-cuisine/cake-chocolat-citron-10000030.htm"&gt;gâteau aux pépites de chocolat et au citron&lt;/a&gt; s' est très volontiers prêté au jeu. Le plus difficile a été de trouver l'artiste qui saurait minutieusement réduire les parts de gâteau en miettes qu'il répandrait généreusement sur le tapis afin ensuite de les écraser méthodiquement. Cette étape de préparation à la méditation est indispensable et doit être effectuée par une personne hautement qualifiée. Pour ma part, j'ai eu la chance d'avoir le passage dans mon salon d'une virtuose en la personne de Zoé, 16 mois. Merci Maître Zoé de m'avoir montré la voie de la sagesse. Le chemin est rude qui mène à l'harmonie suprême et à la paix intérieure.&lt;br /&gt;C'est vrai que j'ai commencé par quelques jurons mais au bout d'une heure, j'étais sereine, détendue, souriante. Dans un an, mon fils aura lui aussi l'âge de devenir un grand maître et on passera peut-être chez vous, pour prendre le goûter et vous donner votre chance d'atteindre la paix suprême et de vivre en harmonie avec votre moi intime.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6569943533723743083-6119044868255572547?l=ramassemiette.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ramassemiette.blogspot.com/feeds/6119044868255572547/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6569943533723743083&amp;postID=6119044868255572547&amp;isPopup=true' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6569943533723743083/posts/default/6119044868255572547'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6569943533723743083/posts/default/6119044868255572547'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ramassemiette.blogspot.com/2007/10/lesprit-du-tao.html' title='L&apos;esprit du Tao'/><author><name>ramasse-miette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16945803633460799250</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_zZ8c-QeVJpo/Su8QzVj0e3I/AAAAAAAAAAM/qWF3PDk76Yk/S220/DotMatrix+0009.png'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6569943533723743083.post-1787591511195457931</id><published>2007-10-27T19:29:00.001+04:00</published><updated>2008-12-07T19:28:22.041+04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='mythologies'/><title type='text'>Le prince charmant ?</title><content type='html'>Quand on était petites, on nous racontait des tas d'histoires sur des mecs canons hyper amoureux, tendres et courageux qui viendraient nous tirer de notre banlieue pour nous emmener dans leur chateau hyper classe. Ben les filles, j'ai un scoop pour vous, accrochez-vous à vos petites culottes, ça va depoter :  il existe pas. Voilà, c'est fait. Je vous l'ai dit. Faut pas m'en vouloir, c'est pas moi qui l'avais inventé au départ, ce type. Par contre, c'est bien moi qui viens de faire cette brillante découverte. Eh oui, j'étais, comme ce vieux Newton, assise sous un manguier quand un prince des plus charmants au premier abord, est venu pisser contre le susnommé arbre fruitier. Le cuistre prince ne s'étant pas excusé, j'en ai déduit qu'il n'était pas si charmant que ça. CQFD&lt;br /&gt; Et surtout, que pas une ne m'objecte que si si si, il existe, mais c'est moi qu'il aime et patati et patata. Non non non les filles, ne vous illusionnez pas.&lt;br /&gt; D'abord, moi, j'ai embrassé tout un tas de crapauds, espérant denicher le fameux prince. Ceux qui me connaissent le savent bien. Eh bien, pas un seul ne s'est transformé en quoi que ce soit (ok, y en a un qui a bien failli devenir un boeuf mais il a eclaté avant).&lt;br /&gt; Ensuite, j'en ai bouffé du choco prince et jamais le blondinet n'est venu me chercher avec sa cape ridicule. A part des bourrelets, j'ai rien pécho.&lt;br /&gt; Enfin, le hasard a mis dans ma vie un modèle du type de celui que vous m'agitiez devant le nez quelques lignes plus haut. Comme vous les filles, j'ai cru qu'il était vraiment putain de charmant celui-là. Et j'ai été charmée pendant un gros bout de temps. Je voguais sereinement sur mon petit nuage d'amour, les yeux tournés vers les cieux infinis dont chaque jour je remerciais les hôtes de m'avoir accordé ce bonheur. Et un beau jour..... non, pas un beau jour du tout..... donc : Et, pas un beau jour du tout, parce que c'était la nuit et aussi parce que c'était pas beau, j'ai compris que mon prince n'était pas si charmant. Oh le gredin ! je vous laisse le soin de remplacer "gredin" par tous les vilains noms d'oiseaux qui vous passeront par la tête, j'ai en ce domaine moi-même un vocabulaire assez fleuri mais pour le moment, comme je débute en blogaison, je préfère me censurer.&lt;br /&gt; En conclusion, messieurs, si aucun d'entre vous ne peut atteindre l'ideal du prince charmant, contentez-vous de laisser trainer vos chaussettes, de ne pas passer l'aspirateur dans les coins, pour les plus "hard", de peter au lit. Ca nous suffit pour comprendre que le prince charmant n'existe pas. On n'est pas si conne quand même !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6569943533723743083-1787591511195457931?l=ramassemiette.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ramassemiette.blogspot.com/feeds/1787591511195457931/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6569943533723743083&amp;postID=1787591511195457931&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6569943533723743083/posts/default/1787591511195457931'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6569943533723743083/posts/default/1787591511195457931'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ramassemiette.blogspot.com/2007/10/le-prince-charmant.html' title='Le prince charmant ?'/><author><name>ramasse-miette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16945803633460799250</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_zZ8c-QeVJpo/Su8QzVj0e3I/AAAAAAAAAAM/qWF3PDk76Yk/S220/DotMatrix+0009.png'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6569943533723743083.post-532738932763277679</id><published>2007-10-27T07:23:00.001+04:00</published><updated>2008-12-07T19:23:54.134+04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='prolegomenes'/><title type='text'>Moi ? un blog ? t'es fou ?!</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: center;"&gt;    &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Et pis en plus j'ai pas le temps, j'ai un travail, un bébé, un chien, moi.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; Voilà en gros ce que j'aurais répondu à quiconque m'aurait posé cette question sotte et grenue : "c'est quoi ton blog ?".  J'étais farouchement contre ce genre d'entreprise narcissique qui consiste à se mirer le nombril dans le profond miroir du web. Y avait que le blog de mon amie Ink qui trouvait grâce à mes yeux, parce que ça me donnait l'impression de la voir encore régulièrement, alors que les années ont passé et les kilomètres ont ont poussé entre nous. Bref, revenons à notre sujet : qu'est ce qui me prend de faire un blog ??? t'es devenue folle ou quoi ?&lt;br /&gt;Peut-être un peu, à force d'emmagasiner mille choses, d'écrire dans ma tête à longueur de journée.&lt;br /&gt;Du coup, pour purger un peu ma boite crânienne, je prends mon clavier et mes dix petits doigts et je tape tape tape (c'est ma façon d'aimer).&lt;br /&gt;Bienvenue à tous ceux qui voudront m'accompagner sur cette voie dont personne ne connait l'issue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Dans cet article des références plus ou moins culturelles sont tapies... saurez-vous les retrouver ?&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6569943533723743083-532738932763277679?l=ramassemiette.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ramassemiette.blogspot.com/feeds/532738932763277679/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6569943533723743083&amp;postID=532738932763277679&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6569943533723743083/posts/default/532738932763277679'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6569943533723743083/posts/default/532738932763277679'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ramassemiette.blogspot.com/2007/10/moi-un-blog-tes-fou.html' title='Moi ? un blog ? t&apos;es fou ?!'/><author><name>ramasse-miette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16945803633460799250</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_zZ8c-QeVJpo/Su8QzVj0e3I/AAAAAAAAAAM/qWF3PDk76Yk/S220/DotMatrix+0009.png'/></author><thr:total>2</thr:total></entry></feed>
