samedi 22 août 2009

Numquamne familia mea quieta erit ?

- Elle est comment, maman ? a demandé Quentin, elle est très vieille ?
- Comment ça se fait qu'on la connaisse même pas ? C'est notre famille quand-même ! lui a reproché Valérie.
- Vous savez, ça fait longtemps que je ne l'ai pas vue ; mais quand j'étais enfant, on était très proches. Elle n'a que 50 ans, ce n'est pas très vieux, Quentin... Vous savez, parfois les gens se perdent de vue, et puis se retrouvent... Marie a eu une carrière tres... tres prenante ; elle n'a pas eu trop de temps à accorder à sa famille et puis, c'est compliqué voilà.

Betty a du mal a expliquer à ses enfants, Quentin 5ans et Valérie l'insupportable adolescente, pourquoi elle n'a pas vu sa tante et marraine depuis ses 16 ans, pourquoi sa mère lui a interdit de lui parler, de l'appeler, pourquoi elle n'est plus jamais repassée la voir à la maison. Elle repense aux rares cartes postales qu'elle a pu avoir avant que sa mère ne les intercepte, aux quelques mails echangés aux anniversaires, à noel, aux faire-parts et cadeaux de naissance. Bref, leur relation s'est franchement distendue depuis que Marie a été declarée persona non grata dans la trop respectable famille Rocquebert et Betty n'a pas fait grand-chose pour garder le lien avec sa paria de tante.
Et voilà qu'un beau jour, il y a une semaine exactement, Marie a téléphoné, elle sortait de trois mois de maison de repos après un cocktail de médicaments et de rhum qui aurait dû l'envoyer au tapis sans sa providentielle femme de ménage. Elle lui a dit tout ça comme Betty lui demandait des nouvelles, destabilisée par ce subit retour. Alors Betty, la trop généreuse Betty, l'irrefléchie Betty a prononcé ces mots aussitôt regrettés :
- Viens donc passer quelques jours à la maison, ça te fera du bien d'être dans le calme, à la campagne. Et puis ça fait un sacré bout de temps qu'on ne s'est pas vues toutes les deux, tu ne connais même pas les enfants. Je te présenterai Benoit.

Le lendemain, Marie annonçait son arrivée le mardi suivant par l'avion de 9 heures.
Depuis, Betty dort peu, mange à peine, s'escrime à ne pas trop en dire sur sa tante tout en en disant assez pour que rien n'ait l'air suspect.

A SUIVRE...

dimanche 5 juillet 2009

Miette et son environnement toxique.

Miette aurait pu prendre la décision de se faire les ongles tous les jeudis, comme sa soeur, ou d'arrêter pour de bon de manger le gras du jambon, de boire de l'alcool ou d'avoir des lectures plus intelligentes, de passer moins de temps devant l'ordinateur, de faire du sport ou d'arrêter de jurer au moindre pretexte. Mais non, Miette est trop paresseuse, gourmande, futile, encore paresseuse et même emportée. Alors, ne reculant devant aucune facilité, elle a décidé dans un élan d'ambition démesurée et d'energie hors du commun de rassembler quelques papiers (elle a dû demander à la secretaire de retrouver pour elle ceux qu'elle avait perdus)et même d'écrire une lettre de motivation.
Tout cet air brassé en vue de postuler à un poste "susceptible d'être vacant" qui lui aurait permis pendant un an au moins d'échapper à la dictature de sa supérieure hierarchique qui telle une mitose anarchique pourrit tout ce qu'elle touche. Dans un souci de respecter son anonymat (auquel elle ne tient pas en général), nous l'appellerons Mitose Rappelez-vous Vian et sa Framboise ...
Miette donc, aussi motivée qu'un jeune cadre dynamique, les dents aiguisées comme un requin de la finance, s'en va présenter son dossier à sa chef qui doit y apposer un avis entre "défavorable" et "tres favorable". Elle arbore son plus bel ultrabright, tout ratelier dehors, étincelant comme l'auréole qui nimbe l'enfant jésus, elle faux-culte tout ce qu'elle peut, elle veut avoir sa chance de s'évader de cette prison pendant une petite année alors elle rameute toute l'hypocrisie qu'elle peut et se la colle sur la tronche. Elle a toutes ses chances de l'avoir ce putain de poste, faut juste que sa pas-si-supérieure-que-ça y mette un avis tres favorable ; elle veut tellement se barrer qu'elle se sent pousser une sorte de super pouvoir capable d'imprimer ces desirs à son environnement. Et puis surtout, elle sait que la chef, elle serait trop contente de se débarrasser de cette Miette qui lui colle à la molaire, qui se fiche entre ses ratiches et fait pas joli joli devant le beau monde.

"Bonjour, Madâme, compte-t-elle fleurette. Je viens vous praisanter mon dôssier de candidature pour le poste en-dehors de votre zone d'action et de malfaisance.
-Bonjour, Mle Miette. Je vous préviens, je vais mettre "avis reservé", laisse tomber l'omnipotente.
-Mais pour pour pourquoi ?
-L'appel à candidature est arrivé bien tard. J'ai déjà tout prévu pour l'année prochaine. Votre départ chamboulerait toute mon organisation, expose doctement la toute puissante maîtresse du sort de la pauvre Miette."

Là, Miette a une pensée pour toutes ces femmes qui ne changent pas de mari parce qu'elles aiment trop leur maison, leur jardin, leur quartier, leur cuisine, la friteuse de la mère de monsieur qu'elles devraient quitter... Vous avez du mal à me suivre ? C'est juste que le côté "ah non, ça chamboulerait mon organisation" renvoie indeffectiblement notre Miette à un univers étriqué, mesquin, qui lui donne des envies de tout casser.

Revenons à notre entretien tumultueux :
Miette s'insurge mais reste mielleuse, voire larmoyante, elle sort tous ces arguments. La bataille fait rage. La chef assene quelques mensonges que Miette pare bravement. Avec l'aide d'une collègue mais néanmoins amie qui se trouvait engluée dans la même mélasse, Miette obtient un avis tres favorable.
"Mais attention, si je vous mets "très favorable", ratiocine la vilaine, je vous retire le projet sur lequel vous avez commencé à travailler cette année et que vous vouliez poursuivre l'an prochain."
Miette opère alors un rappel de vocabulaire : postuler ne signifie pas être recruté. Il serait plus sage d'attendre la réponse avant de prendre des décisions éhontées.

Rasserenée, Miette attend les résultats, en ne croyant que mollement aux tentatives d'intimidation de Mitose. En effet, il n'y aurait aucune logique à lui retirer un projet si elle reste sur place pour le conduire, sachant que personne ne peut la remplacer si elle l'abandonne.

Eh bien, savez-vous ce qui arriva ? Ce ne fut point le serpent qui creva (un carambar à celui ou celle qui retrouve l'allusion). Le poste "susceptible d'être vacant" n'a pas été évacué par celui qui l'occupait. En revanche, Miette a été démise de son projet, sans autre forme de procès. Elle restera dans ses fonctions l'an prochain mais sans la possibilité de mener à son terme ce qu'elle avait dejà bien entamé.

Le plus triste dans cette histoire, ce sont les usagers, je n'en ai pas parlé, mais ils s'attendent à poursuivre le travail commencé, ils sont motivés, ils y croient, ils se sont investis et veulent s'investir encore.
La Tres Hierarchique Mitose les a sacrifiés sur l'autel de sa fatuité.



dimanche 19 avril 2009

Un couple bien assorti

Envie de parler de couples, plus ou moins bien assortis....
et puis non, regardez un peu ces deux-là, et tout est dit.

jeudi 9 avril 2009

voyage voyage

Ce matin, je me suis réveillée plus fatiguée que je ne m'étais couchée... logique, j'ai pas mal voyagé dans la nuit.
Suite au decès de ma grand-mère, ma mère a voulu que mon père et moi-même l'accompagnions en Algérie. Je n'avais aucune envie de la suivre, parce que mon petit copain restait en France. J'ai invoqué tous les pretextes possibles, en vain. Toutefois, quand à contre-coeur je me suis assise dans l'avion, ma mère m'a appris qu'on resterait environ deux semaines au bled. Le problème, c'est que je n'avais emporté qu'un pantalon et un t-shirt car je pensais qu'on ne resterait que jusqu'au lendemain. J'ai donc dû sortir de l'avion pour rentrer preparer d'autres affaires. Du coup, j'ai obtenu ce que je voulais.
Mais de retour à la maison, j'ai perdu beaucoup de temps à trouver un vol pour rejoindre mes parents. J'ai quand-même eu le temps d'embrasser mon petit ami, il etait grand et avait les cheveux longs.
En fin de compte, je me suis retrouvée en Algérie, dans un magasin d'electromenager à choisir une radio pour ma grand-mère. La vendeuse était une cousine. En même temps, j'avais l'impression que tous les gens que je croisais faisaient partie de ma famille...
Bizarre bizarre tout ça. Tais-toi Sigmund, je me passe de tes commentaires !

mardi 17 mars 2009

Défense et Illustration de la langue française

Parmi toutes les expressions imagées de notre belle langue, il en est une qui me plait particulièrement, dont je me délecte régulièrement. Cette expression est certes un brin triviale, d'aucun mauvais coucheurs la qualifieront de vulgaire... moi je la trouve tout simplement ... expressive, forte, percutante, pertinente malgré une tendance à l'opacité pour certains. Ceux qui n'ont pas une once de poésie, d'ironie ou d'humour dans leur vie (et ils sont légion) ne la comprennent tout bonnement pas et m'ouvrent de grand yeux effarés lorsque, tel un diamant brut, elle choit de mes lèvres. C'est là d'ailleurs un de mes grands plaisirs : prononcer cette expression face à des gens dont je sais qu'elle coupera le souffle pendant une ou deux secondes. Cette expression merveilleuse a le talent, lorsqu'elle tombe dans une oreille, de faire béer la bouche.
Cette expression, je vous la livre brut de brut, attention Ginette, accroche-toi à ta petite culotte, c'est....

"Touche à ton cul t'auras des verrues"

Eh oui, cette petite expression toute simplette en même un peu enfantine peut choquer certains tenants de la bonne morale. Quand je la prononce, on me regarde en coin, souvent l'on sourit un peu d'un air de dire "Ah, cette Miette, elle n'a aucune idée des bienséances et des niveaux de langue, mais elle nous fait bien rigoler".
Il arrive aussi que mon interlocuteur me fixe un instant, craignant d'avoir mal saisi ce qui vient de sortir de ma bouche... c'est là que je commence à jubiler... car le quidam qui m'interroge des prunelles n'a en général jamais encore ouï cette expression et se demande, pour sûr, pourquoi je lui parle de son cul ! eh oui, les gens auxquels je parle n'ont en général pas un pet de mouche de second degré. Je les vois qui se demandent comment je sais qu'ils ont au cul des verrues, ce dont à vrai dire je me fiche comme d'une guigne. Parfois aussi ils sont outrés : "Moi ? toucher mon cul ? ah non, jamais ! "
Après les quelques secondes de silence interrogateur ou choqué que j'ai laissées filer avec un plaisir sans pareil, je reprends la conversation en souriant ; parfois je vais jusqu'à expliciter l'emploi de cette expression qui ne signifie rien d'autre que "c'est cela oui", "tu peux toujours courir" ou "tu me prends pour une idiote ?". Mais je dois avouer que la reprise à but explicatif que je fais de mon expression favorite est en général plutôt ironique, de manière que mon interlocuteur, rasséréné (il a compris que je ne lui parle pas de ce cul qu'il ne touche pas de peur d'avoir des verrues), ne se sente nullement agressé par mon refus ou la fin de non recevoir que je lui oppose.

Bref, je vais mettre un terme à mes élucubrations. On peut penser que je n'avais pas grand chose à dire aujourd'hui. C'est peut-être vrai. J'avais juste envie de discourir sur notre belle langue et sur les possibilités qu'elle offre.





vendredi 13 février 2009

Un vrai cordon bleu !

Ca leur plaît. Ils aiment. Ils adorent. Regarde comment François imbibe son pain de sauce, s'en mouille le bout des doigts. Les dents de Cynthia broient la viande avec application, on entend jusqu'au bruit que fait sa salive en se mélangeant à la nourriture. Les convives mastiquent, écrasent, hachent la chair rosée. De temps en temps une langue rose cherche sur une lèvre humide et grasse un morceau qui manque s'échapper. Par l'interstice qui s'ouvre par moments entre deux mâchoires, le regard indiscret peut voir tourner dans une bouche les aliments réduits en bouillie.
Julia ne mange pas. Elle observe ses amis qui se délectent du goulasch qu'elle a préparé pour eux. Elle joue avec le pied longiligne de son verre. Elle sourit. Les compliments pleuvent.
- Dis-donc Juju, qu'est-ce que c'est bon !
- Un vrai cordon bleu ma petite femme !
Pierre lâche un instant sa fourchette pour passer sa main dans le dos de Julia. Elle frissonne.
Et Pierre de raconter, fier et amoureux, comment son épouse s'enferme dans la cuisine pendant des heures chaque fois qu'elle confectionne un de ces petits plats qui ravissent tant leurs amis.
- J'ai toujours rêvé d'une femme qui me chasse de la cuisine, et qui dise toujours oui quand j'ai envie d'elle !
- C'est vrai, t'es tombé sur la perle rare mon cochon !
Cynthia rit. Elle a un peu sauce au coin gauche de sa bouche qu'elle ouvre si grand qu'on peut voir qu'elle n'a pas fini de mastiquer un morceau de viande mélangé à du pain.
François, l'ami de toujours, le copain d'école puis d'université. Pas deux doigts de finesse. Aucune délicatesse. Célibataire depuis Mathusalem, au moins. Et pour les siècles des siècles, amen.
Julia sourit toujours, tend la main vers François. Il lui donne son assiette. Elle le ressert. Elle ne répond jamais aux provocations de son mari, ni à celles de son ami. Il y a bien longtemps qu'elle a cessé de parler de ses principes avec eux. Féministe jusqu'au bout des ongles, elle n'aurait jamais laissé passer de tels propos dans un dîner en ville ni à l'hôpital où elle travaille. Elle n'abdique pas son engagement ; elle le met en sommeil lors des repas avec François et Cynthia, leurs plus proches amis.
Elle ne mange toujours pas. Autour de la table, les potins vont bon train. Cynthia parle de sa DRH qui s'habille si mal, qui est grande, qui est blonde, que tout le monde regarde surtout son abruti de mari quand il l'attend en voiture à la sortie du travail. François raconte comment il a mouché son collègue Fred, celui qui a une voiture de sport qui coûte un an de salaire. C'est sûr, ses gosses n'ont rien à bouffer, et puis ils feront pas d'étude. Pierre donne la réplique, à l'un, à l'autre, parfois aux deux qui parlent en même temps. Il est heureux, lui, de travailler seul dans son cabinet d'architecte.
- Au moins, t'as pas de souci avec tes collègues.
- C'est clair. Je gère mes clients, mon emploi du temps comme je l'entends. Personne pour m'emmerder...
Il glisse un regard par en-dessous à Julia. Encore une blague pourrie. Elle continue de sourire. Depuis le début du repas, elle n'a pas décroché un mot. Ni mangé.
- Ca ne va pas ma bichette ? tu n'as rien mangé.
- Pourtant, c'est délicieux ! encourage Cynthia qui suinte le gras par tous les pores de sa peau.
- Vous savez, quand on cuisine...
- C'est vrai, quand on cuisine on n'a plus faim après. C'est toujours comme ça pour moi : je goûte, je regoûte, je rectifie l'assaisonnement, je goûte encore....
C'est formidable, les amis, on n'a même pas besoin de finir ses phrases avec eux, ils le font pour vous.
Ceux-là se fichent bien qu'elle n'ait pas pipé mot de tout le repas, du moment qu'elle l'a préparé.
Julia n' entend plus leur brouhaha.
Elle pense à son travail.
A l'hopital.
Elle est infirmière au bloc opératoire. Son rôle n'est pas d'aider les patients à guérir. Elle s'occupe des cadavres. Plus précisément des donneurs d'organes. C'est elle qui suture les corps, afin qu'ils soient présentables pour la famille. La mort est son métier : elle referme les gangues vides que sont devenus les donneurs. Une fois que l'équipe de prélèvement a déserté le bloc pour aller sauver une autre vie, elle se retrouve en tête à tête avec le cadavre, souvent jeune, d'un plus malchanceux, une carcasse vidée comme un poulet, sans yeux, parfois même sans visage. Parfois elle les hait, ces corps immondes, dépouillés, pillés, encore plus morts qu'avant. Parfois elle leur parle, les bichonne, quand c'est une jolie jeune fille, un beau jeune homme qui la regarde de ses yeux vides. Une fois, elle s'est occupée d'une femme d'environ trente-cinq ans, sans cœur, sans foie, sans poumon, sans rein, sans tête de fémur, et qui avait eu l'idée de se pendre, de façon que ses organes restent tous utilisables. Elle l'a regardée longuement, dans ses yeux exorbités, a cherché d'où venait un tel don de soi. Emue par cette générosité, elle l'a recousue avec soin, comme si elle allait se réveiller. Puis elle l'a remerciée, sincèrement, pour ce qu'elle avait fait.
Bien sûr, Julia ne parle jamais de son travail, quand tous les autres la saoulent avec leurs occupations. Elle a essayé, par le passé, de parler de ces personnes merveilleuses qui livrent ce qui reste de leur corps aux mains des chirurgiens, de son travail qui consiste à effacer les traces du viol chirurgical. Mais les convives souvent s'arrêtent de manger, fouillent leur assiette du bout de la fourchette comme s'il s'agissait de l'un de ces cadavres, ou restent avec la fourchette suspendue entre l'assiette et leur bouche, l'appétit coupé. Ils sont gênés de manger, de vivre, quand d'autres meurent prématurément. Culpabilité idiote, angoisse de la finitude, vertige de la contingence. Imbéciles.
Alors Julia se tait. Elle cuisine. Elle sert. Elle sourit.
Elle revoit ce jeune homme allongé sur la table hier après-midi. On aurait dit qu'il dormait. Alors qu'elle s'apprêtait à refermer le haut de sa cuisse, Julia est restée l'aiguille en l'air. Elle a admiré cette chair encore rouge qui palpitait de vie seulement quelques instants plus tôt. Elle a passé sa main à l'intérieur de la cuisse évidée. L'équipe de chirurgie était partie depuis plusieurs minutes. Elle s'est saisie du scalpel qui était encore sur la tablette et lentement, délicatement, comme pour ne pas le blesser, elle a détaché des morceaux de chair de l'intérieur du membre. Puis elle a suturé la plaie. Calmement, elle a placé les bouts roses dans une glacière destinée aux transplantations. Les couloirs du service étaient vides. Elle est rentrée chez elle, par le chemin habituel. Un léger sourire flottait sur son visage.
- Ah vraiment Julia, il faut que tu me donnes la recette de ton goulash , demande la grosse Cynthia.
- C'est un secret, répond Julia en souriant.

vendredi 14 décembre 2007

Je passe le mic' à Umberto

Aujourd'hui, je me tais... je laisse parler un certain Umberto Eco... (là)
C'est un texte édifiant, drôle, pertinent.. sur les bibliothèques.
Allez ! cultivez-vous !