Affichage des articles dont le libellé est le miroir qui reflechit. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est le miroir qui reflechit. Afficher tous les articles

dimanche 4 novembre 2007

Comment on bascule du côté obscur...

Qui n'a jamais proféré cette promesse "Promis, plus jamais, je referai plus jamais"? Qui ? je vous le demande. Je crois bien que chacun d'entre nous a un jour prononcé ces quelques mots funestes. Pour la plupart, cela date de l'enfance, remonte à des moments où notre mère après nous avoir bien grondés ou même fessés pour certains, nous demandait d'un air mi-sévère mi-apitoyé de faire ce serment, de promettre de ne pas recommencer. Tous, entre deux sanglots sincères, nous avons juré nos grands dieux de ne plus jamais faire de peine à notre maman. Et à moins d'être des pervers polymorphes nous étions tous dans ces moments-là les plus sincères du monde.
C'est en partie ainsi que nombre d'entre nous a appris l'honnêteté, la sincérité, le respect et le sacro saint principe qui a aussi sa place dans le monde laïque : ne fais pas aux autres ce que tu ne voudrais pas qu'on te fasse et patati et patata. C'est souvent la première prise de conscience du mal qu'on peut causer. Cette expérience se fait dans la douleur de voir l'autre souffrir sauf si l'on est le pervers proteiforme dont j'ai parlé plus haut (dans ce cas on devient ivre de la puissance éprouvée du mal qu'on peut répandre autour de soi). Il est notable que ce type d'individu a toutes les qualités pour faire une carrière retentissante chez Marvel ou Top Cow en tant que super méchant.
Mais revenons aux agneaux que nous étions alors... nous étions jeunes et innocents, vous vous rappelez ? (je ne te parle pas à toi, le dévoyé !) Jamais nos promesses ne furent plus sincères, notre engagement plus authentique. C'est ainsi que nous avons choisi le bon côté de la force ; car nous nous engagions auprès de notre maman et aussi du monde entier à faire le bien autour de nous pour ne plus jamais attrister qui que ce soit avec nos bêtises.
Puis nous avons recommencé, mais en cachette cette fois car la vision de notre maman peinée nous était devenue insupportable. Et c'est ainsi que le vice s'est insinué en nous, avec l'intelligence perverse qui est sa fidèle alliée. Comme c'est paradoxal ! c'est le désir de ne pas faire de mal qui nous fait basculer du côté obscur...
Baste ! Cessons d'être faussement naif et avouons-le franchement : l'attrait pour les bêtises est plus grand que celui pour le bien. L'amour du risque est plus fort que celui qu'on peut avoir pour un autre être humain, quel qu'il soit.
Beaucoup d'adultes souffrent encore de ce mal enfantin qui consiste à faire quelque chose de mal, à le cacher, à promettre sincèrement de ne plus recommencer, et à recommencer mais en le cachant encore mieux. Pas la peine de vous faire un dessin. Nous sommes tous des super méchants en puissance.

samedi 3 novembre 2007

Trop fâchée.

Faire la gueule, tirer la tronche, bouder... c'est quelque chose que tout le monde fait, souvent. Il y a de véritables champions dans cette catégorie, des gens capables de ne décocher ni un regard ni un sourire pendant des jours et des jours. La mine sans cesse renfrognée ils expriment ainsi leur désaccord, leur mécontentement, leur fâcherie. Ces athlètes du quotidien savent manier le sarcasme à chaque parole, le lancer sur les roses n'a aucun secret pour eux ; ce sont des virtuoses du silence obstiné. Les petits veinards.
Moi, je crois bien que je manque d'entraînement dans ce domaine. Je suis handicapée du tirage de gueule au long cours. Il n'y a rien à faire, je n'y arrive pas. Je tire la tronche un moment, puis j'ai besoin de parler, de sourire, de vivre normalement et vlan ! je ne tire plus la tronche. Mon cerveau de poule est incapable de rester suffisamment concentré pour me permettre d'afficher une trombine de carême assez longtemps pour qu'on comprenne que je suis fâchée. C'est vrai, faut être hyper attentif pour garder l'air mécontent et le silence tout le temps. Je suis en train de m'apercevoir que je suis une petite ecervelée. Flûte, moi qui pensais être une fille plutôt intelligente, ça m'en bouche un coin, et pas un petit !
Le problème, quand on manque de discipline, c'est qu'on risque de n'être pas pris au sérieux, soi et son mécontentement. C'est vrai, quoi, quelqu'un qui fait la gueule seulement cinq minutes par jour, c'est pas quelqu'un qui fait la gueule ! L'habit fait le moine : si t'as pas l'air fâché, t'es pas fâché ! Et mon c** c'est du jambon ! Alors, pour rappeler que je suis très en colère, je suis obligée de casser l'ambiance de temps en temps, de refroidir l'atmosphère régulièrement. C'est vraiment fatiguant. Faut tout le temps se surveiller.
Me voilà donc ce soir à établir ce triste constat : je suis handicapée de la bouderie. La mise en scène de mon mécontentement, c'est pas mon truc. Les boules. Faut dire que bouder, c'est cruel et ça ne fait pas avancer le schmilblick (ici un hommage discret mais appuyé à Pierre Dac). Mais parler et sourire comme avant, ça peut faire croire que tout va bien alors que tout va mal. Ah ! que de paradoxes ! Je ne sais plus où donner de la tête ! La faire ou ne pas la faire, la tête ? telle est la question. Je ne maîtrise plus ni ma tête ni mon corps.
Faut que je me refasse un petit mantra... qui veut du gâteau ?